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International

Violence numérique : un nouveau service d’aide pour les victimes adultes en Suisse

Hatehelp propose désormais un soutien initial aux adultes confrontés à des actes de violence en ligne. Ces actes peuvent prendre diverses formes, allant des insultes aux menaces, en passant par le harcèlement sur internet, les propos haineux et la diffusion non consentie de contenus intimes.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Une consultation gratuite et anonyme est offerte aux victimes pour les aider à évaluer leur situation et à déterminer les actions à entreprendre.

L’ampleur de ce phénomène est difficile à quantifier précisément. Bien qu’il n’existe pas de statistiques nationales exhaustives sur la violence numérique ciblant les adultes en Suisse, le baromètre sur la cybersécurité 2025 révèle que 14 % des adultes interrogés ont déjà subi du harcèlement en ligne, incluant des propos haineux, du cyberharcèlement, du stalking et la diffusion d’images privées. Cette enquête se concentre sur les violences survenues sur les plateformes numériques.

Une étude allemande récente, datée de février, indique qu’une femme sur cinq et un homme sur sept ont été victimes de violence numérique au cours des cinq dernières années. Une situation similaire pourrait exister en Suisse.

Les personnalités publiques, telles que les politiciens, les scientifiques et les sportifs, sont particulièrement vulnérables à ces attaques. Les jeunes sont également plus touchés : près d’un quart des 18-29 ans déclarent avoir déjà été victimes de harcèlement en ligne, contre moins de 10 % des plus de 50 ans.

Bien que les hommes et les femmes soient affectés de manière similaire, les femmes ont tendance à percevoir ces expériences comme plus pénibles. Les personnes appartenant à des minorités religieuses ou sexuelles sont également plus susceptibles d’être ciblées.

Certains comportements sont répréhensibles au regard de la loi, même sur internet. Les insultes, la diffamation, la calomnie, les menaces et la contrainte sont punissables. L’incitation publique à la haine basée sur l’origine ethnique, la religion ou l’orientation sexuelle constitue une infraction au code pénal antiraciste.

La législation suisse a été renforcée ces dernières années. L’usurpation d’identité en ligne, visant à nuire à autrui, est désormais illégale. Depuis juillet 2024, la diffusion non consentie d’images ou de vidéos à caractère sexuel est également passible de sanctions. Enfin, depuis janvier 2026, le stalking est spécifiquement défini comme une infraction pénale.

Les personnes concernées devraient d’abord conserver des preuves, avant de signaler ou de supprimer des contenus, ou de bloquer les auteurs. Les captures d’écran doivent inclure la date, l’heure, le nom de l’auteur et l’URL.

Il est conseillé de signaler les contenus aux plateformes concernées et de bloquer les auteurs. Solliciter l’aide de proches est également recommandé, ces derniers pouvant surveiller les messages et conserver les preuves, évitant ainsi à la victime de revivre les contenus choquants.

Il n’est pas nécessaire de répondre aux attaques. En cas de menaces ou de stalking, une réponse pourrait aggraver la situation. Si une surveillance du téléphone ou des comptes est suspectée, il est préférable de demander conseil avant de modifier les mots de passe ou de supprimer des applications.