La mobilisation lycéenne perdure : inquiétudes et divisions avant le baccalauréat
Après une courte trêve durant les vacances d’automne, les organisations étudiantes et lycéennes prévoient de reprendre les blocages dès lundi 2 novembre. Cette décision intervient malgré les concessions récemment annoncées par le gouvernement.
Cependant, cette perspective suscite des réactions mitigées au sein de la communauté lycéenne, certains établissements ayant déjà connu plusieurs semaines de fermeture.
« Bien sûr qu’on appelle au blocus », a affirmé Pierre Sourzat, président de l’organisation Les Lycéens!, soulignant la volonté de maintenir la pression sur les décideurs. L’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont également annoncé de nouvelles actions pour mardi et jeudi, en marge de l’acte III des gilets jaunes.
Maylis, lycéenne de terminale à Paris, exprime son inquiétude face à la prolongation de cette situation. « Même si je trouve que certaines revendications sont très justes et qu’il faut continuer à manifester, le fait que les lycées soient bloqués et fermés, je trouve que c’est un peu un péril pour ceux qui passent le baccalauréat. Moi, ça m’inquiète parce que je n’ai eu que quelques cours en distanciel. C’est assez dur de comprendre sans être là physiquement en cours. »
Issa, élève en bac technologique en banlieue parisienne, partage cette préoccupation concernant le baccalauréat, mais soutient la poursuite des blocages. « Il y a le baccalauréat qui arrive quand même, et du coup je me dis ça va être compliqué, mais je m’en fais pas. » Il estime que ces actions sont nécessaires pour montrer que la mobilisation est toujours active et que les revendications ne sont pas entièrement satisfaites.
Diego souligne que les préoccupations dépassent le système Parcoursup et concernent également l’état des infrastructures dans certains lycées. « Il ne faut pas tout mettre dans Parcoursup parce qu’il y a certains lycées où vraiment les infrastructures ne sont vraiment pas bien. Il n’y a pas de profs, donc je pense qu’il faut quand même diversifier tous les points d’intérêt qu’il faut mettre. » Il plaide pour une mobilisation continue, mais idéalement sans recourir aux blocages.