La mobilisation lycéenne s’intensifie : un blocage possible dès la rentrée
Après une pause de deux semaines, la contestation reprend de la vigueur dans les établissements scolaires. L’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante avaient précédemment appelé à des blocages de lycées et universités les 2 et 4 novembre, coïncidant avec une journée de grève interprofessionnelle.
Cependant, une organisation lycéenne laisse présager un début de mouvement encore plus précoce. Pierre Sourzat, porte-parole des Lycéens!, a déclaré sur RMC qu’un blocage des lycées pourrait avoir lieu dès lundi. « Bien sûr qu’on appelle au blocus, et les lycées seront bloqués, et ce dès demain », a-t-il affirmé, ajoutant que l’organisation soutient ceux qui agissent déjà. Cette perspective intervient alors que le président Emmanuel Macron avait exhorté jeudi à une reprise des cours dans le calme, après avoir affirmé que les préoccupations des jeunes avaient été prises en compte.
Pierre Sourzat critique cependant la réponse présidentielle, estimant que le gouvernement n’a offert « presque rien ». Il a dénoncé une approche jugée condescendante de la part de l’exécutif.
Les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur avaient récemment annoncé des mesures destinées à apaiser la crise, notamment le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028. Selon Pierre Sourzat, cette réforme ne résout pas le problème central du manque de places en enseignement supérieur. Il a également souligné que certaines régions ont déjà signalé leur incapacité à utiliser les prêts gouvernementaux pour rénover les écoles, en raison de coupes budgétaires.
Le représentant lycéen juge également insuffisant le plan de réduction des effectifs par classe, limité aux seules classes de seconde, contrairement aux demandes des lycéens.
Concernant la durée de la mobilisation, Pierre Sourzat, étudiant en enseignement supérieur, n’a pas fixé de date butoir, la subordonnant à la réaction du gouvernement. Il insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective, affirmant que « tous les mouvements sociaux qui ont fonctionné » l’ont exigée, tout en reconnaissant les conséquences potentielles sur le calendrier scolaire des lycéens.