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Société

Logement : La présence d’un cimetière, un facteur d’influence sur les prix ?

Une idée reçue s’effondre : habiter à proximité d’un cimetière n’est pas un obstacle majeur pour l’achat ou la location d’un logement, selon une récente étude.

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Illustration Fil Clair.

Une enquête menée par SeLoger en collaboration avec YouGov révèle que 54 % des Français seraient dissuadés d’acheter ou de louer un bien immobilier donnant sur un cimetière. Ce chiffre s’élève à 64 % parmi les acheteurs potentiels. Cependant, SeLoger assure que cette réticence ne se traduit pas nécessairement par une baisse significative des prix.

Dans un communiqué publié le 28 octobre 2026, à l’approche d’Halloween, la plateforme immobilière a analysé les prix des appartements situés à moins de 100 mètres de 75 cimetières, en les comparant à ceux des autres biens de leur quartier. L’étude a porté sur onze villes françaises.

Les résultats montrent que l’impact sur les prix n’est pas uniforme. Les variations observées sont fortement dépendantes de la ville, du quartier et de l’emplacement précis. On note une décote de 32 % autour du cimetière des Créneaux à Marseille, tandis qu’à l’inverse, le cimetière du Calvaire à Montmartre, à Paris, affiche une augmentation de 24 %.

En moyenne, les prix des appartements situés à proximité des cimetières se situent à peu près au même niveau que ceux du quartier. 61 % des adresses étudiées se trouvent dans des quartiers où les prix sont inférieurs à la moyenne locale.

Le quartier reste le principal facteur déterminant du prix d’un bien immobilier. Les prix moyens au mètre carré varient considérablement d’une ville à l’autre : 9 230 euros à Paris, 5 000 euros à Nice, contre 3 050 euros à Toulouse, 3 170 euros à Lille et 3 180 euros à Strasbourg. Les prix sont inférieurs à la moyenne du quartier à Toulouse, Montpellier, Nice, Bordeaux, Marseille et Strasbourg, et supérieurs à Lille, Lyon, Nantes et Rennes, avec un écart limité à Paris.

Les écarts moyens se situent entre -7,8 % à Toulouse et +5,8 % à Rennes. Même au sein d’une même ville, les prix peuvent varier considérablement. À Toulouse, par exemple, les appartements proches du cimetière de Terre-Cabade sont évalués à 3 823 euros/m², contre 2 785 euros/m² près du cimetière d’Hérédia, une différence de plus de 1 000 euros/m² due à la localisation et à l’environnement.

SeLoger souligne que l’étude met en évidence une corrélation et que d’autres facteurs, comme la rue, peuvent également influencer les prix.