Un traitement préventif contre le VIH, désormais accessible à moindre coût, offre un nouvel espoir
L’agence américaine du médicament (FDA) a donné son feu vert à une version générique et abordable d’un traitement préventif contre le VIH, une nouvelle qui a été saluée par l’organisation Unitaid le lundi 2 novembre.
Ce médicament est destiné aux pays à revenu faible ou intermédiaire et représente, selon Unitaid, « une avancée extraordinaire pour la santé mondiale ».
L’annonce a été faite conjointement par Dr Reddy’s Laboratories, le laboratoire indien responsable de la production de cette version générique du lénacapavir, et par Unitaid, une organisation internationale dédiée à l’amélioration de l’accès aux médicaments essentiels.
Le traitement sera proposé à un prix de 40 dollars par personne et par an, et sera accessible dans 120 pays à revenu faible ou intermédiaire, dans le cadre d’un accord annoncé en septembre 2025.
Unitaid prévoit que les premières doses seront disponibles « avant la fin de l’année, avec une distribution plus large en 2027 ».
Ce traitement, qui se présente sous forme de deux injections annuelles, réduit de 99,9 % le risque de transmission du VIH. Il s’agit d’une avancée significative dans le domaine de la prophylaxie pré-exposition (PrEP), où les traitements existants nécessitaient une prise quotidienne de comprimés.
« C’est une avancée extraordinaire pour la santé mondiale », a déclaré Carmen Pérez-Casas, responsable principale de la stratégie d’Unitaid pour le VIH, dans une interview accordée à l’AFP. « Pendant trop longtemps, les populations des pays à revenu faible ou intermédiaire ont dû attendre pour accéder à des médicaments révolutionnaires. Avec le lénacapavir, ce délai a été considérablement réduit. »
La FDA n’a pas encore communiqué sur cette approbation.
Initialement développé par le laboratoire américain Gilead, le lénacapavir avait été approuvé en juin 2025, mais son coût élevé en limitait l’accès. Cette nouvelle option thérapeutique offre un espoir concret de réduire le nombre de nouvelles infections par le VIH, en particulier dans les pays en développement. Carmen Pérez-Casas d’Unitaid a souligné que « 1,2 million de personnes ont contracté le VIH l’année dernière », malgré l’existence de traitements offrant une protection quasi-totale avec seulement deux injections par an.