Reprise scolaire : une majorité de lycées français accueillent les élèves sans incident
Malgré une période de vacances de quinze jours et plusieurs semaines de fortes tensions, la rentrée des lycéens s’effectue globalement dans le calme. Le ministère de l’Éducation nationale indique que seulement 41 lycées, soit environ 1 % des 3700 établissements à travers le pays, sont actuellement bloqués.
Le ministre Édouard Geffray avait précédemment souligné que ces blocages étaient « a priori résiduels » et limités à quelques établissements, notamment en région parisienne, dans le nord et à Toulouse. À Marseille, sept lycées sur les 75 de la ville sont concernés par des blocages, selon des élèves militants.
Les organisations étudiantes et lycéennes avaient lancé un appel à la poursuite des actions début septembre, en prévision de l’élection présidentielle de six mois. Elles réclament des améliorations des conditions d’apprentissage, la suppression de Parcoursup et un investissement de 10 milliards d’euros dans les lycées.
En réponse, le gouvernement a annoncé des mesures, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, l’annulation de suppressions de postes dans l’Éducation nationale, la création de 500 postes supplémentaires, un plafonnement à 28 élèves par classe de seconde et 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur.
Un responsable lycéen a estimé que ces mesures, bien que perfectibles, représentaient « de premières réussites » et témoignaient de l’efficacité de la mobilisation. Une autre élève a cependant affirmé que « la colère continue » et que « l’on ne sent pas du tout un essoufflement ».
La police a renforcé sa présence autour des établissements scolaires pour assurer la sécurité et accompagner la communauté éducative, suite aux violences constatées lors des précédentes mobilisations. Une nouvelle manifestation est prévue à Paris mardi.