Entre mobilisations étudiantes et prix du carburant : les déclarations de Maud Bregeon
Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie et porte-parole du gouvernement, a répondu aux questions d’Agathe Lambret et de Simon Le Baron le 2 novembre 2026 sur franceinfo. Les discussions ont porté sur les mouvements de protestation des lycéens, le pouvoir d’achat et la campagne présidentielle à venir.
Face à la poursuite des blocages et mobilisations lycéennes, Mme Bregeon a affirmé que le gouvernement s’engageait à trouver des solutions dans un avenir proche. Elle a évoqué les travaux en cours concernant Parcousup, l’organisation du temps scolaire et les infrastructures, relevant que certaines questions nécessitent des débats à plus long terme, liés à la présidentielle.
« Manifester est un droit, mais étudier l’est aussi, » a-t-elle déclaré, soulignant que les blocages prolongés des établissements scolaires ne peuvent être une solution viable. Le gouvernement s’assurera que les cours puissent se dérouler, insiste-t-elle, afin de ne pas compromettre l’année scolaire.
Concernant la baisse des prix du gazole, consécutive à la libération des réserves stratégiques, Mme Bregeon a annoncé que les effets se manifestaient progressivement. Selon ses dires, une station sur deux a déjà répercuté cette diminution ce lundi matin, et ce nombre devrait augmenter dans les prochains jours. Le gouvernement a vendu 10 millions de barils aux distributeurs à un prix nettement inférieur au marché, soit trois à quatre fois moins cher, et ces derniers sont tenus de répercuter cette baisse, avec pour objectif une diminution de 18 centimes par litre.
Sur le plan politique, Mme Bregeon a réagi aux déclarations d’Édouard Philippe concernant une éventuelle primaire pour la droite et le centre. Elle a estimé que l’idée n’était pas pertinente, soulignant les scores élevés d’Édouard Philippe par rapport à ses concurrents et appelant à la responsabilité des partenaires potentiels.
Enfin, elle a appuyé les propos d’Édouard Philippe, qui avait évoqué dimanche sur TF1 une « surreprésentation » de jeunes issus de l’immigration dans les violences liées aux manifestations, pointant ainsi un « échec de l’intégration » en France. « Je crois qu’Édouard Philippe a exprimé à haute voix ce que beaucoup de Français pensent en privé. Nous avons un problème d’intégration en France, » a-t-elle conclu.