Lundi 2 novembre 2026 En continu
Le fil
  1. La grande distribution dénonce les Marges élevées des multinationales agroalimentaires
  2. Mark Carney se rend à Antigua-et-Barbuda pour un sommet du Commonwealth axé sur le commerce et l’investissement
  3. Météo : Les plaisanciers appelés à la prudence entre Fécamp et La Hague
  4. Les bienfaits insoupçonnés des larmes : une étude révèle leur impact positif sur l’humeur
  5. Tensions Montantes : les industriels agroalimentaires et la grande distribution S’Apprêtent à un Nouveau Round de négociations
  6. Négociations commerciales agricoles : tensions avant une réunion préparatoire à Bercy
Économie

Tensions croissantes au Bangladesh : grèves et affrontements dans le secteur textile

Des manifestations de travailleurs du textile au Bangladesh se sont intensifiées lundi dans la région de Dacca et ses environs, entraînant des incidents violents avec les forces de l’ordre. Le secteur, pilier de l’économie nationale et deuxième exportateur mondial de vêtements, emploie des millions de personnes et représente une part significative des revenus en devises du pays.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Depuis une semaine, les employés réclament le doublement de leur salaire minimum actuel, en raison de l’inflation élevée – plus de 8 % en septembre – et de la crise énergétique mondiale. Une commission gouvernementale a été mise en place dimanche pour tenter de renégocier les salaires, mais cette proposition n’a pas suffi à calmer la colère des manifestants.

Des centaines de grévistes ont bloqué l’autoroute reliant Dacca à Tangail, incendiant plusieurs véhicules. D’autres rassemblements ont eu lieu dans le district de Mirpur, où la police a dispersé les manifestants en utilisant des gaz lacrymogènes. Des altercations ont également été signalées dans les districts de Narsinghpur et Ashulia, où se trouvent de nombreuses usines.

« La police a utilisé des gaz lacrymogènes dans nos quartiers. Nous y vivons avec nos enfants, mais ils ne s’en soucient pas », a déclaré Kamona, 24 ans, ouvrière à Ashulia. « Le gouvernement a augmenté les salaires de ses employés, pourquoi pas les nôtres ? », a ajouté Mamun, 28 ans. « Les prix de l’alimentation, du gaz et de l’électricité ont augmenté. Le gouvernement doit les faire baisser, ou alors nous augmenter nos salaires. »

Les autorités ont affirmé leur intention de réprimer les troubles et de rétablir l’ordre. Le ministre de l’Intérieur a menacé de prendre des mesures sévères contre ceux qui perturberaient l’ordre public, accusant certaines factions soutenues par l’ancien régime de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina, désormais interdite.

Le gouvernement, dirigé par le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) de Tarique Rahman, a été conforté par sa victoire aux élections législatives de février. Des arrestations ont été effectuées, selon des sources de l’AFP.

L’Association des producteurs textiles du Bangladesh a mis en garde contre les conséquences d’une grève prolongée sur la production, les exportations et les engagements envers les acheteurs étrangers. « C’est nous qui faisons tourner l’économie du pays », a souligné Sharmin, 24 ans, ouvrière textile. « Il faut que nous soyons entendus. »

Le salaire moyen des ouvriers du textile est actuellement estimé à 13 000 takas (94 euros) par mois, selon Kalpona Akter, du Centre bangladais de solidarité avec les travailleurs. Les grévistes réclament désormais plus de 30 000 takas.