Lundi 2 novembre 2026 En continu
Le fil
  1. Israël : Les autorités maintiennent la validité des élections malgré les accusations de fraude
  2. Grèves dans la métallurgie allemande : un conflit majeur impactant potentiellement l’économie française
  3. Réchauffement climatique : des conséquences irréversibles au-delà de 1,5°C, alertent l’ONU
  4. Tigré : Quatre ans après l’accord de Pretoria, l’attente des déplacés persiste
  5. Californie : un impôt inédit sur les milliardaires divise l’opinion avant les élections de mi-mandat
  6. Ukraine : l’application d’alerte aérienne compromise par une cyberattaque
Économie

Augmentation modérée des retraites Agirc-Arrco : un compromis entre inflation et équilibre financier

Un accord difficile a été trouvé entre le patronat et les syndicats. À partir du 2 novembre, les 14 millions de retraités de l’Agirc-Arrco bénéficieront d’une augmentation de 1,4 % de leur pension. Cette décision, actée le 14 octobre dernier, résulte d’un arbitrage entre la volonté patronale de limiter la hausse et la revendication syndicale d’une revalorisation maximale de 1,9 %.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Le taux a été calculé selon les règles établies en 2023, qui indexent la hausse sur l’inflation estimée à 2 % par l’Insee, diminuée de 0,4 point. En 2026, la hausse pourrait théoriquement atteindre 1,6 %, avec une marge de manœuvre de 0,4 point pour le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco.

Pour éviter une nouvelle impasse comme l’année précédente, la CFDT, FO et la CFTC ont approuvé l’accord à contre-cœur. La CGT s’est opposée, jugeant les réserves du régime, qui affichent un excédent de 1,4 milliard d’euros en 2025, suffisantes.

François-Xavier Selleret, directeur général de l’Agirc-Arrco, justifie ce choix en soulignant la nécessité de limiter l’augmentation des retraites par rapport à l’évolution des salaires. « L’évolution des retraites ne doit jamais être supérieure à celle des salaires », a-t-il déclaré. Cette approche vise à préserver l’équilibre entre les actifs et les retraités, tout en garantissant l’adhésion à la cotisation et l’équité intergénérationnelle.

Selleret insiste également sur une stratégie à long terme, visant à préserver les réserves de l’Agirc-Arrco, qui compte 28 millions de salariés cotisants, pour faire face aux défis économiques et démographiques futurs. Il compare le régime à un porte-avions, nécessitant du temps pour changer de cap, et souligne le rôle des réserves comme amortisseur.

Un nouveau cycle de répartition tous les quatre ans, avec un pilotage ajusté, est mis en place. L’Agirc-Arrco dispose actuellement de 91 milliards d’euros de réserves, investis dans des entreprises françaises et européennes, conformément à une « règle d’or » qui impose de conserver au moins six mois d’allocations en réserve sur un horizon de 15 ans. « Notre premier devoir consiste à garantir le paiement des retraites à chaque génération, sans peser sur les suivantes », conclut le dirigeant.