Mobilisation pour le pouvoir d’achat : des rassemblements se déroulent sous haute surveillance
Une journée de mobilisation pour défendre le pouvoir d’achat et les services publics s’est tenue samedi, initiée par d’anciens gilets jaunes, des syndicats, des lycéens et des étudiants, malgré l’interdiction de nombreux cortèges. Cet événement précède de cinq jours une journée de grève et de manifestations intersyndicale prévue le 5 novembre.
Les rassemblements ont débuté dans l’après-midi, sous étroite surveillance policière et souvent en périphérie des centres-villes, comme à Paris. Les autorités ont déployé 70 000 policiers et gendarmes, craignant des actes de violence, de vandalisme et de pillage, rappelant les événements du 17 octobre.
À Paris, le cortège a pris son départ de la porte de Bagnolet, à l’est de la capitale. Le Conseil d’État avait confirmé l’interdiction du parcours Bastille-Nation initialement proposé par les organisateurs.
Jean-Luc Mélenchon, leader des Insoumis et candidat à la présidentielle, était présent parmi les manifestants parisiens. La CGT a appelé ses militants à se joindre au seul cortège autorisé.
La Fage, fédération des associations générales étudiantes, a exprimé son mécontentement face à ce qu’elle considère comme une nouvelle restriction du droit de manifester. Plus de 40 stations de métro étaient fermées à Paris.
L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont annoncé des blocages de lycées et d’universités mardi et jeudi prochains. Sabrine Kharbach, porte-parole de l’Union étudiante, a déclaré : « On va leur montrer qu’ils ont tort (…) et que nos revendications sont légitimes ». Elle s’exprimait également au nom de l’Union syndicale lycéenne.
Les gilets jaunes ont annoncé une « assemblée des assemblées » pour fin novembre, afin de fédérer les mouvements sociaux. Cette réunion pourrait se tenir le week-end du 21-22 ou du 28-29 novembre, sur site ou en visioconférence. Ils prévoient d’élargir la mobilisation et d’augmenter la pression par des blocages économiques et une grève générale.
À Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet a signalé à la justice un rassemblement non déclaré de l’extrême droite devant une mairie d’arrondissement, qualifiant ces actions de « méthodes d’intimidation ».