Mobilisations sociales à Paris et Marseille : lycéens, étudiants et CGT dans la rue
Des rassemblements ont eu lieu ce mardi 31 octobre à Paris et Marseille, marquant une journée de protestation impliquant des lycéens, des étudiants et la CGT. À Paris, une marche a débuté, suscitant des premières demandes d’évacuation de la place de la Bastille par les forces de l’ordre. Un premier rassemblement est également prévu à Marseille, au départ de la place des Réformés, à 14 heures.
David Libeskin, avocat et porte-parole des Gilets jaunes, a exprimé son inquiétude concernant le parcours de la manifestation parisienne, le qualifiant d'« atteinte disproportionnée à la liberté de manifester ». Les autorités attendent entre 300 et 600 militants d’ultra gauche à Paris.
La secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU) a mis en garde concernant la difficulté de sécuriser le parcours de la manifestation, soulignant la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires et l’intransigeance de la situation. Certains commerçants, craignant des dégradations, ont même engagé des agents de sécurité pour protéger leurs établissements.
Des craintes concernant un possible envahissement du périphérique et des attaques contre des lieux de pouvoir ont été relevées dans une note de la police. Malgré ces appréhensions, les commerçants proches de la place de la Bastille ont exprimé un certain soulagement.
Agathe Foucault, porte-parole de la Police nationale, a évoqué des « risques identifiés » de « violences urbaines et de pillages ». À Marseille, aucune manifestation n’a été déclarée, Nicole Richard-Verspieren, présidente de l’Association des commerçants du centre-ville, estimant que la journée présente des risques.