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Sciences

Des circuits électroniques biologiques : une avancée scientifique majeure

Le transistor, inventé en 1947, a révolutionné nos vies, d’abord avec les radios portables, puis en rendant possible la microélectronique moderne. L’humanité en a fabriqué un nombre astronomique : 13 sextillions, soit 13 suivi de 21 zéros.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Un simple smartphone contemporain en intègre 30 milliards. Ces composants essentiels contrôlent le flux de courant, agissant comme des interrupteurs microscopiques qui permettent les calculs informatiques.

Des chercheurs ont récemment réalisé une percée en fabriquant des transistors à partir d’êtres vivants : des bactéries. Plutôt que de s’appuyer sur des semi-conducteurs comme le silicium, cette nouvelle approche utilise des signaux chimiques, le mode de communication naturel des bactéries.

L’équipe a combiné cinq souches bactériennes distinctes, chacune réagissant différemment aux molécules signal. Ces bactéries sont interconnectées sur un circuit imprimé, où les molécules sont transportées par des canaux de gelée d’agar.

Grâce à cette communication interbactérienne, le système est capable d’effectuer des opérations logiques similaires à celles d’un smartphone, comme l’addition et la soustraction.

Cependant, la vitesse d’exécution est considérablement plus lente. Une opération simple, telle que 2 + 2, prendrait 8 heures aux transistors bactériens.

Bien que cela ne remplace pas l’informatique actuelle, cette technologie pourrait ouvrir la voie à une « informatisation de la biologie ». Les bactéries utilisées, *Pantoea agglomerans*, ont la capacité de s’attacher aux racines des plantes, ce qui suggère qu’elles pourraient être utilisées pour doter les cultures de systèmes de détection et de réponse aux maladies, comme la production naturelle de fongicides.