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International

Broye : L’inquiétude grandit chez les éleveurs face aux attaques de loups

Un nouveau drame s’est produit dans la Broye, près de Vuissens (FR), où dix brebis ont été tuées par des loups le week-end dernier. Cette attaque suit un premier incident survenu le 18 octobre à Mézery-près-Donneloye (VD), où trois brebis avaient déjà été décimées.

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Illustration Fil Clair.

Face à cette recrudescence, les agriculteurs cherchent activement des solutions pour protéger leurs troupeaux. Jean-François Jaquier, agriculteur à Prahins (VD), ainsi que sa compagne et deux amis, effectuent désormais des rondes nocturnes pour surveiller leurs 140 moutons et quelques bovins. « Quand il y a une odeur humaine près des troupeaux, le loup ne s’approche pas », a-t-il déclaré.

Les filets de protection sont jugés inefficaces, et l’acquisition de chiens de garde s’avère impossible. Cette solution de patrouilles nocturnes est cependant considérée comme une mesure temporaire. « Ce n’est pas possible, socialement, psychologiquement, il y a cette pression tout le temps », témoigne Jean-François Jaquier, soulignant la pression constante et l’omniprésence de cette préoccupation dans leur quotidien.

Louis-Alfred Emery, dont six brebis ont survécu à l’attaque de Vuissens, garde ses animaux à l’intérieur et estime que la cohabitation avec le loup en plaine n’est plus viable. « Le loup n’a pas sa place ici ! Il faut faire quelque chose », insiste-t-il. Son ami et collègue agriculteur, Joseph Torche, de Coumin (FR), ajoute : « Entre le prédateur qui arrive tout d’un coup ici et le fait devoir se mettre aux normes, les éleveurs sont en train de trinquer pour les loups. »

Louis-Alfred Emery recevra 600 francs d’indemnisation pour l’attaque. Le canton de Vaud prendra en charge les frais d’élimination des animaux tués, mais ne prévoit pas d’aides supplémentaires. Les clôtures électriques installées ne répondent pas aux exigences de la Confédération.

L’Office fédéral de l’environnement a rappelé que des mesures de protection conformes à la législation fédérale sont obligatoires sur l’ensemble du territoire, sans distinction entre les zones où les loups sont présents ou non.

En février dernier, la Suisse recensait 350 loups répartis en 43 meutes.