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Société

Une américaine Reconstruit le Parcours de son père tombé Durant la Seconde guerre Mondiale dans le Pays de Bray

Le Pays de Bray, en Normandie, est le théâtre d’une histoire familiale poignante. Le 20 juin 1944, le lieutenant Bruce MacDonald, aviateur américain engagé depuis Pearl Harbor, a péri en forêt d’Eawy. Copilote d’un B-24 du 445th Bomb Group-701 Bomb Squadron, son appareil a été abattu par la défense aérienne allemande alors qu’il effectuait une mission de bombardement sur un site de stockage de V1 à Saint-Martin-l’Hortier, près de la Croix du Guet.

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Illustration Fil Clair.

Après avoir sauté en parachute, Bruce MacDonald a atterri dans la plaine du village de La Crique. Il a été secouru par un groupe de résistance, le Léopard, et a trouvé refuge chez l’abbé Petit jusqu’au 18 août 1944, puis chez la famille Girot à Beaumont-le-Hareng jusqu’au 3 septembre.

Bonnie Shepard, fille de Bruce MacDonald, est venue récemment dans le Pays de Bray pour retracer les étapes de son père et donner vie aux récits qu’il avait consignés dans son journal. « Dans son journal, mon père écrivait qu’il passait l’été en France, comme s’il s’agissait de vacances prolongées, » a-t-elle déclaré près des vestiges du site de stockage de V1 à Saint-Martin-l’Hortier. Son père avait choisi de minimiser la gravité de la guerre dans ses écrits, y ajoutant une touche d’humour et de légèreté, comme lorsqu’il mentionnait « l’église de mon prêtre favori, M. le curé Robert Petit ».

Bonnie Shepard a été motivée à entreprendre ce voyage par le silence entourant la guerre dans les récits de son père. « Pourtant, sur une étagère de notre salle de télévision, se trouvait un volant de commande d’avion brisé avec le bouton de communication radio du copilote, » se souvient-elle. Elle a également découvert des décorations militaires, dont la Distinguished Flying Cross, une distinction prestigieuse décernée aux aviateurs américains pour des actes de bravoure.

Le 31 août 1944, le journal de son père révélait qu’il avait servi d’interprète pendant quelques jours, au milieu des célébrations de la libération. Bonnie a été accompagnée lors de sa visite par son mari, Doug, son beau-frère, Charles, et sa belle-sœur, Sharon, ainsi que par l’historien local Alain Trouplin, qui a joué un rôle clé dans l’organisation de ce voyage.

Bonnie Shepard a également eu l’occasion de découvrir la gastronomie française, dont son père parlait avec enthousiasme dans son journal, mentionnant notamment le coq au vin, le pain au levain et le camembert. L’histoire de Bruce MacDonald a profondément touché toute la famille, de son frère Craig à sa nièce Alicia, et son fils aîné, Bruce, portant le prénom de son père, a souligné l’importance de l’héritage familial et du courage de leurs ancêtres.