Députés : Abandon du gel des APL et de la prime d’activité prévu en 2027
Les parlementaires ont voté contre le reporté de gel des aides personnelles au logement (APL) et de la prime d’activité, initialement prévu pour 2027 dans le projet de loi de finances. Cette décision, prise lors de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, intervient suite à des amendements proposés par plusieurs groupes d’opposition, notamment les socialistes, le Rassemblement national et La France insoumise.
Les opposants justifient leur position en soulignant l’impact de l’inflation et des dépenses contraintes, qui pèsent sur environ 5,8 millions de foyers et 4,5 millions de travailleurs. Ils contestent l’argument du gouvernement, qui présente ce gel comme une mesure de maîtrise des dépenses publiques, arguant que les ménages modestes sont déjà confrontés à une augmentation des charges liées au logement et à l’énergie.
Selon les socialistes, les APL constituent un outil essentiel pour aider les foyers à faire face au coût du logement, permettant de limiter l’effort financier consacré à ce poste de dépense, particulièrement dans un contexte inflationniste. Ils pointent également du doigt le fait que les aides au logement seraient les seules prestations sociales à ne pas être revalorisées, alors que d’autres, comme le Revenu de Solidarité Active (RSA), l’allocation aux adultes handicapés et l’allocation de solidarité aux personnes âgées, le seront.
La prime d’activité, qui bénéficie à environ 4,5 millions de personnes, principalement des salariés aux revenus proches du salaire minimum, serait également maintenue à son niveau actuel grâce à cet amendement.
Il est important de noter que cette décision n’est pas définitive. Le gel pourrait être rétabli ultérieurement, notamment si le projet de loi de finances est adopté par le gouvernement en utilisant l’article 49.3, ce qui lui donnerait le pouvoir de choisir les amendements à intégrer ou non dans la version finale.