Financement de la 13e rente AVS : la TVA, une solution temporaire selon Baume-Schneider
Elisabeth Baume-Schneider, ministre de la santé, a défendu lundi la nécessité d’une augmentation de la TVA pour financer la 13e rente AVS, affirmant que la solidité actuelle du système de retraite permet d’envisager l’avenir avec confiance, à condition d’assurer un financement durable. Elle a souligné que les discussions concernant l’âge de la retraite ou les prestations ne remettent pas en cause l’existence même du premier pilier.
« Je suis persuadée que les jeunes d’aujourd’hui toucheront une rente lorsqu’ils arriveront à l’âge de référence, » a-t-elle déclaré lors d’une interview.
La ministre a reconnu les critiques concernant les augmentations répétées de la TVA, insistant sur l’importance d’examiner chaque projet séparément. Elle a rappelé que le financement de la 13e rente AVS résulte d’une votation populaire et que d’autres alternatives, telles qu’une taxe sur les transactions financières ou un impôt sur les successions, ne disposent pas du soutien politique nécessaire.
« Pour trouver des solutions capables de réunir une majorité, il faut du temps, » a-t-elle ajouté, soulignant que l’attente de la future réforme AVS 2030 n’est pas une option, étant donné les 8 milliards de francs qui devront être versés au cours des deux prochaines années sans financement dédié.
Concernant les reproches adressés aux initiants de la 13e rente AVS, dont le Parti socialiste, la conseillère fédérale a estimé que les électeurs n’avaient pas été trompés, le coût de la mesure étant connu. « Les citoyens ne sont pas stupides. Ils ont voté en toute connaissance de cause, » a-t-elle affirmé.
Elle a également défendu l’utilisation de la TVA, la qualifiant d’instrument plus équilibré qu’il n’y paraît, soulignant que son impact sur les bas et moyens salaires est comparable à celui des cotisations salariales. Elle a précisé que la hausse représenterait une dépense supplémentaire d’environ treize francs par mois pour un ménage de la classe moyenne, et que les produits soumis au taux réduit, comme les aliments et les médicaments, ne seraient pas concernés.
Enfin, Elisabeth Baume-Schneider a insisté sur le fait que ce financement bénéficie du soutien de la majorité des Chambres fédérales, au-delà des partis de gauche, du Centre et des Vert’libéraux.