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Économie

Édouard Philippe préconise un effort collectif pour relancer l’économie française

Face à une baisse de la consommation et un moral des ménages au plus bas depuis plus de cinquante ans, Edouard Philippe, candidat d’Horizons à l’élection présidentielle, s’oppose à une augmentation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC).

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Illustration Fil Clair.

Il juge cette mesure, proposée notamment par Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Raphaël Glucksmann, comme une solution « illusoire » compte tenu des problèmes de compétitivité et du ralentissement de la croissance économique. « Augmenter le SMIC alors que l’économie française a un énorme problème de compétitivité, alors que la croissance est en berne, ça me paraît une solution illusoire », a-t-il affirmé le dimanche 1er novembre lors du Journal de 20h de TF1, soulignant l’absence de ressources « magiques ».

L’ancien Premier ministre insiste sur la nécessité de « remettre nos comptes en ordre » et plaide pour un travail accru, assorti d’une meilleure rémunération. Il souhaite que les Français bénéficient d’un pouvoir d’achat amélioré grâce à cet effort collectif. « Et la réussite, ça passe par l’effort », a-t-il déclaré.

Philippe critique une approche qu’il qualifie de « vieux jeu » et « impopulaire », en contraste avec les propositions de désendettement rapide de certains adversaires. Il suggère une solution basée sur l’augmentation du travail, estimant qu’il serait possible de « désocialiser la totalité de ces heures supplémentaires travaillées par l’ensemble des salariés d’une entreprise et avoir à la fin de l’année un demi-smic, voire un SMIC supplémentaire dans sa poche ».

Selon Edouard Philippe, qui considère que « la crise financière a commencé », il est impératif de réaliser des économies pour équilibrer les finances publiques. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a réaffirmé l’objectif de déficit public à 5 %, jugeant cet objectif « intangible ». L’ancien Premier ministre conclut que les ressources « ne tombent pas du ciel » et nécessitent donc une gestion rigoureuse.