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Politique

Primaire : Edouard Philippe s’exprime sur TF1 face à une proposition contestée

La possibilité d’une primaire pour déterminer un candidat unique de la droite et du centre afin d’éviter un duel entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon est au cœur des débats politiques. Cette question, relancée par Gabriel Attal, sera abordée ce dimanche soir par Edouard Philippe, figure centrale de cet espace politique, lors de son interview sur TF1.

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Illustration Fil Clair.

Le maire du Havre sera interrogé par le journal télévisé, quatre jours après l’intervention de Gabriel Attal, qui a proposé une « primaire des démocrates ». Malgré cette proposition, Edouard Philippe a exprimé à plusieurs reprises son opposition à ce mode de scrutin. Son parti, Horizons, a récemment réaffirmé cette position, critiquant l’approche jugée « cafouilleuse » et « hasardeuse » pour éviter un face-à-face RN-LFI.

Un proche d’Edouard Philippe a évoqué la pression subie par Gabriel Attal, se demandant si son initiative visait à trouver « une sortie élégante ». Cependant, Edouard Philippe, bien que favori dans les sondages de la droite et du centre, observe lui aussi une tendance négative, conséquence de la gestion de la crise sociale par le gouvernement. Cette situation le place derrière Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Raphaël Glucksmann (Place publique/PS) dans les sondages, et loin derrière Marine Le Pen.

Un cadre du bloc central a exprimé son inquiétude quant à la dynamique actuelle d’Edouard Philippe, soulignant l’absence de signaux permettant d’inverser cette tendance. L’idée d’une primaire, si elle était acceptée par Edouard Philippe, impliquerait les candidats déclarés de la droite et du centre pour faire émerger une candidature unique, dans l’optique d’un regain de popularité, comme cela a été le cas pour Raphaël Glucksmann après sa victoire à la primaire social-démocrate.

L’offre initiale de Gabriel Attal s’adressait également à Raphaël Glucksmann, qui a cependant refusé de participer, ne souhaitant pas s’associer à cet espace politique. La ministre Renaissance Aurore Bergé a récemment plaidé pour une participation large, incluant Renaissance, le MoDem, Horizons, l’UDI, le Parti Radical, les Républicains (LR) et Nouvelle Énergie, et donc le maire de Cannes, David Lisnard. Cependant, ce dernier suscite des désaccords, comme l’a souligné Marc Fesneau, qui le considère trop à droite. Michel Barnier, ancien Premier ministre LR, a également appelé à une primaire « de la droite et du centre ».