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International

Ukraine : Une trêve limitée à Olechky touche à sa fin alors que les combats reprennent

Une trêve accordée pour permettre l’évacuation des habitants d’Olechky, une ville occupée par la Russie dans le sud de l’Ukraine, doit s’achever dimanche soir. Ce répit, bien que limité, survient alors que Kiev et Moscou maintiennent leurs offensives respectives.

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Illustration Fil Clair.

Débutée mardi matin, cette trêve a permis à ceux qui le souhaitaient de quitter cette ville située sur la ligne de front dans la région de Kherson. La zone, minée et soumise à des tirs de drones russes et ukrainiens, souffre de pénuries importantes depuis des mois.

Il s’agit du cessez-le-feu le plus long observé depuis le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine, en février 2022.

Ni le gouvernement ukrainien, ni les forces russes n’ont signalé de violations de l’accord, contrairement à d’autres trêves partielles, notamment lors des fêtes de Pâques orthodoxes.

Ce bref répit a également apporté un soulagement aux habitants de la ville voisine de Kherson, également pris entre deux fronts.

« Il faut profiter de ce temps pour avancer… nous préparons les rosiers pour qu’ils puissent survivre cet hiver », a déclaré Volodymyr Omeltchenko, jardinier de la ville, à l’AFP.

Malgré cette pause, l’atmosphère reste sombre. Une source militaire locale, souhaitant rester anonyme, a prédit : « Ça va être l’enfer, encore pire qu’avant. »

Selon cet officier, les forces russes, positionnées de l’autre côté du fleuve, ont profité de la trêve pour renforcer leurs troupes, acheminer des munitions et collecter des informations sur les positions ukrainiennes grâce à des drones.

Parallèlement, la Russie a continué ses frappes, ciblant notamment les infrastructures énergétiques ukrainiennes, fragilisées par les attaques répétées et menaçant de plonger le pays dans l’obscurité avant l’hiver.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé dimanche des frappes russes nocturnes ayant privé « des centaines de milliers de familles » d’électricité dans quatre régions du pays.

Le ministère ukrainien de l’Énergie a précisé que les pannes de courant, causées par ces frappes, affectaient particulièrement les régions de Dnipropetrovsk et Kiev.

L’Ukraine continue également de mener des opérations contre la Russie et les territoires occupés.

Les autorités pro-Moscou de la région de Lougansk ont signalé la mort de quatre personnes dans des frappes ukrainiennes depuis samedi soir.

Des frappes ukrainiennes ont également visé un site industriel dans la région de Nijni Novgorod, à l’ouest de Moscou, selon des sources russes. Une raffinerie, Kstovo, l’une des plus importantes du pays, aurait été touchée.

Ces attaques contre les infrastructures pétrolières russes sont régulièrement menées par Kiev, qui les justifie comme des représailles aux actions de Moscou et comme un moyen de réduire les ressources financières de la Russie.

L’ancien président américain Donald Trump a déjà exprimé son opposition à ces frappes, les accusant d’être responsables de la hausse des prix du carburant. Des experts attribuent cependant cette situation à la guerre au Moyen-Orient impliquant les États-Unis et Israël.

Les négociations diplomatiques, menées sous l’égide de Washington pour mettre fin à l’invasion russe de l’Ukraine, sont actuellement au point mort. Une réunion trilatérale entre les États-Unis, la Russie et l’Ukraine est prévue pour novembre.