Trappes : Une mobilisation massive contre le racisme après l’attentat
Un rassemblement d’une ampleur considérable s’est tenu ce vendredi 30 octobre 2026, sur la place des Merisiers à Trappes (Yvelines). Plusieurs milliers de personnes, parmi lesquelles des élus, des représentants syndicaux, des acteurs de la vie associative et de nombreux habitants, se sont réunies pour honorer la mémoire des victimes de l’attentat survenu à Trappes et à La Verrière.
Cet événement survient une semaine après l’attaque raciste perpétrée par Kevin T., qui a causé la mort d’une personne et blessé sept autres.
Le but de cette manifestation était de condamner le racisme et l’islamophobie.
Des personnalités politiques de premier plan, telles que Ségolène Royal, Olivier Faure, Marine Tondelier, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, étaient présentes parmi la foule, ainsi que de simples citoyens profondément choqués par cette tragédie.
« C’était important de venir. Je n’ai jamais vu des choses comme ça, c’est un tournant ! J’ai peur pour mes petits-enfants. Il faut que les gens prennent conscience de ce qui va arriver, » a déclaré Salima, une habitante de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) venue spécialement à Trappes.
Louis, syndicaliste CGT chez Renault à Flins, a exprimé son émotion face à la gravité de l’attaque, connaissant personnellement la famille de Ramatou, une fillette de 12 ans grièvement blessée. « Ces gosses ne demandaient rien ! Tuer quelqu’un à cause de sa religion ou de sa couleur de peau, c’est aberrant… On n’est pas aux Etats-Unis. On peut cohabiter, vivre ensemble, » a-t-il affirmé.
Johann, habitant de Trappes, a également participé à ce rassemblement pour exprimer sa colère, pointant du doigt les médias CNews, Europe 1 et BFM. « Ce qu’on vit est intolérable. La personne qui est décédée (NDLR : Pengo Bossio Wangi, 26 ans) est morte en bas de mon bâtiment, raconte ce père de famille. C’est le square où joue ma fille de 7 ans. Je n’ai pas envie de vivre dans un monde où on tue un noir ou un musulman. » Il a souligné le danger de la diffusion de la haine sur les plateformes médiatiques et les réseaux sociaux, brandissant une pancarte portant le message « Vos mots tuent ».