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International

La nomination de Jacinthe-Ève Arel suscite la controverse au sein du Parti québécois

La récente nomination de Jacinthe-Ève Arel au poste de directrice de cabinet du ministre de l’Efficacité gouvernementale, Sébastien D’Astous, a déclenché une vive controverse au Parti québécois (PQ). Cette nomination, qui suit son implication politique antérieure pour la CAQ en 2018 et le PCQ en 2022, a provoqué des réactions contrastées et a mis en lumière des divergences au sein du parti.

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Illustration Fil Clair.

Des captures d’écran de propos antérieurs de Mme Arel ont circulé sur les réseaux sociaux, suscitant des critiques de la part de plusieurs acteurs politiques. En réponse, elle a désactivé son compte X.

Québec solidaire lui reproche notamment d’avoir défendu l’administration Trump. Parmi ses prises de position controversées, on note ses critiques acerbes à l’égard d’un sommet sur l’itinérance, qu’elle a qualifié de « bande de technocrates oiseux » et a dénoncé comme une tentative de se faire valoir avec une déconnexion de la réalité.

Le bureau du premier ministre se défend de ces critiques, insistant sur les compétences de Mme Arel et son expérience au cabinet de l’ex-ministre Simon Jolin-Barrette. Lucas Medernach, directeur des communications du premier ministre, a souligné que le PQ prône un esprit de coalition, permettant une diversité d’opinions au sein de ses équipes. Alex Boissonneault, ancien député d’Arthabaska, a ajouté que les « propos passés [de Mme Arel] ne lient pas le Parti québécois ».

Le Parti québécois explique la suppression de ses messages par un « devoir de réserve » lié à son nouveau poste. Cependant, l’ex-députée Louise Harel reste sceptique, estimant que Mme Arel exprime « des positions d’extrême droite » et flirte avec des théories conspirationnistes. Elle a également mentionné des confrontations antérieures avec Mme Arel sur les médias sociaux, concernant des sujets tels que l’immigration et l’inclusion.

D’autres anciens élus du PQ, préférant rester anonymes, ont exprimé leur étonnement face à cette nomination, rappelant le recrutement infructueux de François Gariépy, connu sous le nom de « Monsieur Radio X », comme tentative de séduire les électeurs conservateurs.

Jean-François Lisée, ancien chef du PQ, a partagé une image sibylline de René Lévesque, suscitant des interrogations sur un lien avec la controverse. Il a cependant minimisé l’importance de cette publication, l’attribuant à un temps nuageux.

L’opposition a également réagi vivement. Ruba Ghazal, chef parlementaire de Québec solidaire, a qualifié la nomination de Mme Arel de « trop loin » et d'« erreur », dénonçant ses prises de position en faveur de Trump et de la Russie de Poutine. Charles Milliard, chef libéral, a affirmé qu’il n’aurait « jamais embauché Mme Arel comme chef de cabinet », soulignant une tentative du PQ de se rapprocher des conservateurs. Éric Duhaime a, quant à lui, souhaité « bon succès » à Mme Arel, tout en l’avertissant de ne pas reproduire les erreurs d’une précédente tentative de coalition où la droite serait instrumentalisée.