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Environnement

Cop17 sur la biodiversité : Adoption de textes clés malgré un bilan jugé décevant

La Conférence de Parties (COP17) sur la biodiversité s’est achevée vendredi 30 octobre en Arménie, après deux semaines de discussions intenses et parfois conflictuelles. Si plusieurs textes importants ont été adoptés dans les dernières minutes, l’événement est globalement perçu comme n’ayant pas apporté des avancées majeures.

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Illustration Fil Clair.

Les représentants de près de 200 pays réunis à Erevan ont finalement trouvé un consensus sur plusieurs points cruciaux pour la protection de la nature. L’adoption de ces textes, après des discussions qui semblaient bloquées, a été rapide, selon des sources présentes. Le ministre arménien de l’Environnement, Hambardzum Matevosyan, a présenté les propositions à l’assemblée, qui ont été adoptées sans objection.

Parmi ces textes figure un « examen mondial » de l’Accord sur la biodiversité de Kunming-Montréal, conclu en 2022. Cet accord vise à protéger 30 % des terres et des océans d’ici 2030, à lutter contre la pollution et les espèces envahissantes, et à restaurer les écosystèmes dégradés. Cependant, la plupart de ces objectifs sont actuellement loin d’être atteints.

« Le simple fait que les pays aient pu trouver un accord est une bonne nouvelle », a déclaré Catherine Weller, de l’ONG Fauna et Flora.

Les négociations ont également porté sur la mobilisation des ressources financières nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Une question épineuse est celle de la participation des pays émergents, comme la Chine, au groupe des pays donateurs, une liste qui n’a pas été mise à jour depuis 2006. L’Union européenne avait tenté de convaincre ces pays de rejoindre cette initiative.

Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, a estimé que cette COP « ne restera pas dans les annales pour ses avancées ». Des tensions ont également émergé concernant les bases scientifiques qui sous-tendent les politiques de protection de la nature, certains pays étant accusés de chercher à les affaiblir, rappelant les tentatives récentes de pays dépendants des énergies fossiles de retarder les rapports du GIEC.

Les discussions se poursuivent pour déterminer le pays hôte de la prochaine COP sur la biodiversité en 2028, entre le Panama et l’Équateur.