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Économie

Gabriel Attal privilégie les augmentations salariales à une revalorisation du Smic

Le gouvernement français examine actuellement la possibilité d’augmenter le salaire minimum pour répondre aux préoccupations concernant le pouvoir d’achat.

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Illustration Fil Clair.

Cependant, Gabriel Attal, candidat Renaissance à l’élection présidentielle, propose une approche différente. Lors d’une interview sur TF1 le lundi 2 novembre, il a souligné que le principal défi ne réside pas tant dans le niveau du Smic, souvent supérieur à celui de nombreux pays voisins, que dans le blocage de nombreux salariés à ce niveau tout au long de leur carrière. « Le problème qu’on a en France, c’est moins le niveau du Smic, qui est plutôt supérieur à la plupart de nos voisins, que le fait que vous avez une part importante des Français qui restent quasiment toute leur vie bloqués au niveau du Smic », a-t-il déclaré.

Au lieu d’une augmentation du salaire minimum, Gabriel Attal plaide pour des mesures encourageant les augmentations de salaires individuelles. Il propose notamment de réduire les prélèvements pesant sur les rémunérations afin de « rapprocher le net du brut » et diminuer les charges sociales supportées par les entreprises.

Selon le candidat, si un employeur souhaite augmenter le salaire d’un salarié au Smic de 100 euros par mois, cela lui coûterait 473 euros. « Donc il faut revoir ce système-là », a-t-il affirmé.

Gabriel Attal défend une réforme du financement de la protection sociale pour faciliter les augmentations de salaires. Il justifie cette orientation sur son site de campagne en estimant que « nos dépenses sociales ne peuvent plus reposer autant sur les Français qui travaillent ». Pour compenser une éventuelle diminution des cotisations sociales, il envisage des mesures telles qu’une TVA sociale ou un renforcement des règles de l’assurance chômage.