Trappes : Hommage national et appel à la vigilance contre le racisme après l’attentat
Le gouvernement français prévoit d’organiser un hommage national en l’honneur des victimes de l’attaque raciste qui a frappé les Yvelines le 23 octobre. Cet événement a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, et a blessé sept autres personnes.
Le père de la victime, Bolema Bossio Wangi, a exprimé lundi son espoir que cet hommage soit l’occasion d’une prise de conscience collective et d’un engagement concret contre le racisme et toutes ses formes de haine. Il a souligné, par l’intermédiaire de sa fille Ambre Bossio Wangi, que cet hommage ne doit pas se limiter à un moment de recueillement, mais doit aussi inciter à l’action.
« J’ai peur en tant que père d’enfants noirs », a-t-il déclaré, évoquant ses propres expériences grandissant en France dans les années 80 et 90, une période marquée par des actes de discrimination. Il a déploré que, plusieurs décennies plus tard, son fils soit décédé des suites d’actes motivés par la même haine.
Malgré la douleur et la colère, la famille de Pengo Bossio Wangi a affirmé faire confiance à la justice française. Bolema Bossio Wangi a insisté sur l’importance pour la France de rester fidèle à ses valeurs, notamment la fraternité, et de ne pas laisser les origines ou la couleur de peau diviser la population. Il a également pointé du doigt le rôle de certains médias et partis politiques dans l’alimentation du racisme.
Le 23 octobre, Kévin T., âgé de 39 ans, a perpétré l’attaque à Trappes et La Verrière. Il a été placé en détention provisoire jeudi après avoir été mis en examen.