Conférence sociale : le gouvernement privilégie la prudence sur une possible augmentation du Smic
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a déclaré qu’il ne soutiendrait aucune proposition d’augmentation du salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) susceptible de compromettre l’emploi. Cette annonce intervient à l’approche d’une conférence sociale prévue lundi au sein de Matignon, réunissant représentants du patronat et des syndicats.
Selon M. Farandou, une augmentation trop importante du Smic pourrait mettre en péril des entreprises déjà en difficulté. Il estime qu’une élévation du Smic à 1 700 euros nets, par exemple, pourrait entraîner la suppression de plus de 230 000 emplois.
Le Smic mensuel net actuel s’élève à 1 477,93 euros. Le ministre avait précédemment exprimé son intention de voir ce seuil dépassé, sans toutefois préciser de montant cible.
Si la CFDT plaide pour une augmentation de 100 euros nets et la CGT pour une hausse de 10 %, soit environ 150 euros, une telle modification pourrait être effective dès le 1er décembre si les discussions aboutissent rapidement.
Il a également précisé qu’une augmentation du Smic n’affecterait pas le montant de la prime d’activité. Pour une personne seule percevant le Smic, le salaire net versé par l’entreprise s’élève à 1 477 euros, auquel s’ajoute une prime d’activité de 230 euros, pour un revenu disponible net de 1 700 euros.
Par ailleurs, le gouvernement prévoit de présenter des mesures visant à encourager les négociations annuelles obligatoires au sein des entreprises et des branches professionnelles.