Nouvelles manifestations : la détermination persiste malgré une participation moindre
Des rassemblements ont eu lieu samedi, visant à maintenir la pression sur le gouvernement avant une réunion cruciale prévue lundi 9 novembre entre les syndicats et le Premier ministre. La préfecture de Paris a estimé la participation à 46 000 personnes, tandis que les organisateurs avançaient le chiffre de 75 000.
Les manifestants expriment des préoccupations au-delà d’une simple augmentation du SMIC. Une participante a souligné : « Le gazole augmente de 44 %, il faudrait que les salaires suivent l’augmentation des prix ». Malgré une participation en baisse par rapport à d’autres mobilisations, l’espoir de poursuivre l’action persiste. Un participant a déclaré : « À force de se déplacer, on espère qu’au moins on convaincra des gens pour 2027 ».
Une quarantaine de Gilets jaunes ont défié l’interdiction de manifester, se rassemblant place de la Concorde, près de l’Élysée et de l’Assemblée nationale. Priscillia, présente pour la première fois, a partagé son expérience personnelle, exprimant l’angoisse de devoir choisir entre différents aliments en tant que fonctionnaire et mère célibataire de deux enfants. Elle a affirmé : « Je ne peux pas manger ce que je veux, il faut que je choisisse. Ce n’est pas normal, je ne devrais pas avoir à choisir entre viande ou fruits. » Ces manifestants risquent une amende de 135 euros.
Le ministère de l’Intérieur a recensé près de 70 actions de protestation à travers le pays. À Rennes (Ille-et-Vilaine), la préfecture a enregistré 5 500 manifestants. Beaucoup se montrent lucides quant aux perspectives d’amélioration du pouvoir d’achat. Une manifestante a exprimé son pessimisme : « Le problème c’est que j’ai 53 ans et que je suis lucide… je suis lucide sur le fait qu’il y a eu tellement d’argent dépensé ou mal placé qu’aujourd’hui on est vraiment dans une impasse ».
Le mouvement social continue. L’intersyndicale de l’Éducation nationale a annoncé une nouvelle grève pour mardi 10 novembre. Des échauffourages mineurs ont éclaté à Paris, à l’arrivée du cortège, impliquant la police et les manifestants, mais ont été rapidement maîtrisés.