Manifestations du 7 novembre : Défense du pouvoir d’achat et contestation du gouvernement
Une mobilisation nationale a eu lieu ce samedi 7 novembre, débutant par une tradition : un orchestre ouvrant le cortège à Paris. La préfecture de police attendait entre 40 000 et 60 000 manifestants sur la place de la République, placée sous surveillance policière renforcée.
Les revendications affichées sur les pancartes convergent vers un objectif commun : exercer une pression sur le gouvernement. Un manifestant a exprimé sa détermination : « Je continuerai jusqu’à ce que le gouvernement nous entende, au moins qu’on ait une étincelle pour que le gouvernement nous entende ». Une autre participante a souligné l’importance d’agir : « Quand on est au bout d’un mandat, c’est là qu’on a le plus d’expérience, le plus de pouvoir, le plus de compréhension des systèmes. C’est là qu’il faut mettre des changements en place pour protéger les citoyens avant les prochaines élections ».
Le cortège principal doit s’élancer à 14 heures en direction de la place de la Nation. Cependant, un rassemblement non autorisé est également prévu place de la Concorde, à proximité de l’Élysée et de l’Assemblée nationale.
Des porte-parole des Gilets jaunes ont incité à se rassembler sur cette place interdite, malgré les restrictions. Azelma Sigaux, porte-parole de la coordination nationale des Gilets jaunes, a déclaré : « Moi, je suis une militante pacifiste, mais on appelle à un changement en profondeur de la société. Donc forcément, ça s’accompagne parfois de désobéissance, on ne peut pas y échapper ».
Au total, 70 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés à l’échelle nationale pour gérer les manifestations, avec près de 80 cortèges prévus dans toute la France. Des rassemblements ont déjà eu lieu dès le matin, notamment à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Malgré une mesure de soutien au SMIC, les manifestants jugent la réponse du gouvernement insuffisante. Une femme a commenté : « Tant mieux si au niveau du SMIC il y a cette avancée. Parce que c’est nécessaire, mais qu’ils se rendent compte aujourd’hui qu’on ne peut pas vivre avec un SMIC au niveau où sont les loyers, ça m’hallucine un petit peu ». La mobilisation devrait se poursuivre dans les prochains jours, avec un appel à la grève de la part des syndicats de l’Éducation nationale mardi prochain.