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  2. Banque de France : l’accumulation de patrimoine et les plus-values, un cercle vertueux ou vicieux ?
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Économie

Banque de France : l’accumulation de patrimoine et les plus-values, un cercle vertueux ou vicieux ?

Une nouvelle étude de la Banque de France met en lumière l’impact des revenus du travail sur la concentration du patrimoine, soulignant le rôle des plus-values dans ce processus. Le document de travail, publié le 6 novembre 2026 et signé par Elina Eustache et Raphaël Huleux, explore les mécanismes complexes qui influencent la répartition de la richesse.

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Illustration Fil Clair.

L’étude part du principe que les ménages disposant de revenus plus élevés ont tendance à épargner une part plus importante de leurs ressources. Cette épargne peut stimuler l’investissement productif, augmenter les salaires et réduire les taux d’intérêt, bénéficiant ainsi indirectement aux ménages moins aisés. Cependant, elle peut aussi entraîner une augmentation de la valeur des actifs existants, en particulier des actions, favorisant ainsi les détenteurs de patrimoine initial important grâce aux plus-values.

Le modèle économique utilisé, calibré sur les données d’inégalités de revenus aux États-Unis depuis 1970, attribue aux mécanismes étudiés une part significative de l’augmentation du ratio patrimoine sur produit intérieur brut et de l’indicateur de Tobin.

Selon la simulation, l’impact de ces variations de prix et de rémunération liées aux inégalités aurait augmenté, d’ici 2020, le patrimoine moyen des 0,1 % les plus riches de 25 %, contre 8 % pour l’ensemble de la population. Un scénario de concurrence parfaite aurait, au contraire, entraîné des reculs de 4 % et 5 %.

Il est important de noter que ces chiffres sont issus d’une modélisation et ne représentent pas des gains réels observés en France, ni l’effet isolé d’une politique spécifique. L’étude souligne que les marges des entreprises peuvent renforcer l’impact des plus-values, affaiblissant ainsi l’effet positif sur les salaires.

La Banque de France précise que ses documents de travail sont des recherches économiques et ne reflètent pas nécessairement sa position officielle, en raison de la dépendance des résultats aux hypothèses du modèle et à son calibrage américain.