Yannick Haenel remporte le Prix Femina pour 'La solitude des professeurs est infinie
L’écrivain français Yannick Haenel a été distingué par le prestigieux Prix Femina pour son roman 'La solitude des professeurs est infinie'. La cérémonie de remise des prix s’est tenue hier au siège de Dior à Paris, en présence de l’auteur, qui a dédié son œuvre aux enseignants, aux lycéens et aux collégiens, dans un contexte marqué par des mouvements de protestation étudiantes.
Le jury, composé de douze femmes, a choisi l’œuvre de Haenel parmi celles d’Emma Marsantes, auteure de 'N’efface pas mes cercles', et de Lucie Rico, pour 'Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?'. Les deux autres candidates ont également recueilli des voix.
Le Prix Femina étranger a récompensé l’écrivaine américaine Laura Kasischke pour 'Baignade surveillée', tandis que Jennifer Tamas a remporté le prix de l’essai pour 'Barbe Bleue contre-enquête'.
Yannick Haenel, âgé de 59 ans, a suivi des études à Rennes avant d’exercer le métier d’enseignant dans les années 1990, expérience qui nourrit son écriture. Il est notamment connu pour 'Jan Karski', lauréat du prix Interallié en 2009, et 'Tiens ferme ta couronne', qui lui a valu le prix Médicis en 2017. Il contribue également régulièrement à la presse, dont l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.
Publié en août dernier, 'La solitude des professeurs est infinie' suit le parcours de Jean Deichel, personnage inspiré par l’auteur, au début de sa carrière d’enseignant dans un collège de Mantes-la-Jolie, en banlieue parisienne. Le roman explore les défis, les joies et les difficultés du métier.
Le narrateur décrit la satisfaction de voir un élève comprendre, mais aussi la réalité d’un environnement où la violence est omniprésente et où le rôle de l’enseignant est de la maîtriser.
Haenel a déclaré avoir ressenti le besoin d’écrire sur la solitude des enseignants suite aux tragiques décès des professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard.
Cette distinction intervient après la remise des prix Goncourt, attribué à Philippe Jaenada pour 'L’inconnue du quai de Javel', et Renaudot, décerné à François-Henri Désérable pour 'Le Palais'. Le Prix Femina avait précédemment récompensé Nathacha Appanah pour 'La Nuit au cœur' en 2025.