Crise dans les lycées : des chefs d’établissement envisagent un changement de carrière
Le Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN-Unsa) exprime de vives inquiétudes concernant la santé mentale des proviseurs, deux mois après le début des blocages dans les lycées. Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du syndicat, a alerté sur cette situation lors d’une interview sur France Inter.
Selon M. Bobkiewicz, certains proviseurs envisagent sérieusement une évolution de carrière, allant jusqu’à considérer un changement de métier. Il a souligné que certains directeurs, après seulement quatre jours de reprise des cours, se sentent dépassés et demandent de l’aide.
« Cela entraîne des collègues qui, alors que le serveur des mutations ferme, pour nous, dimanche, envisagent de demander une mutation alors que ce n’était pas prévu, de partir d’un lycée pour aller plutôt en collège où il n’y a pas de blocage violent ou de blocage tout court, » a-t-il déclaré.
Le syndicat organise un rassemblement de soutien jeudi 5 novembre à 17h30, place de la Sorbonne.
Bruno Bobkiewicz a également ajouté que cette crise laissera des traces et pourrait dissuader certains enseignants de postuler à des postes de direction dans les lycées, modifiant ainsi leur perception de cette progression de carrière. « Il ne fait plus aussi bon vivre en tant que proviseur de lycée qu’il a pu l’être à une époque, » a-t-il conclu.