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Société

Le harcèlement scolaire : une expérience vécue par près de la moitié des jeunes, selon une nouvelle enquête

Une étude récente menée par Odoxa pour l’association Asmae révèle que 49 % des jeunes interrogés déclarent avoir été victimes de harcèlement. Ces résultats sont publiés ce jeudi 5 novembre, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre le harcèlement à l’école.

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Illustration Fil Clair.

L’enquête, portant sur un échantillon de jeunes âgés de 10 à 18 ans, indique que l’école reste le principal lieu de harcèlement pour 44 % d’entre eux. Le phénomène s’étend également aux activités extrascolaires (15 %) et aux espaces numériques, tels que les réseaux sociaux, les messageries et les jeux vidéo (16 %).

La peur des représailles est le principal obstacle à la parole pour 53 % des jeunes, tandis que 43 % se sentent honteux ou gênés et 35 % craignent d’être considérés comme des délateurs. Un quart des jeunes sondés redoutent de ne pas être pris au sérieux.

L’enquête souligne également que six jeunes sur dix ont été témoins de situations de harcèlement. 27 % reconnaissent avoir participé, même involontairement, à des moqueries ou à des mises à l’écart. Près de la moitié des jeunes interrogés estiment qu’il est possible de participer au harcèlement simplement en suivant le mouvement, souvent motivé par le désir de paraître plus fort ou plus populaire.

Malgré l’ampleur du problème, l’association Asmae note une stabilité des résultats. « Nous n’avons pas constaté d’augmentation », a déclaré Adrien Sallez, directeur général de l’association. Il rappelle que les auteurs de harcèlement s’exposent à des sanctions pénales, pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende en cas d’incapacité de travail, et jusqu’à dix ans de prison en cas de suicide ou de tentative de suicide de la victime.