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Paris : un record historique de locations Airbnb, entre opportunités et inquiétudes

Le marché des locations de courte durée via Airbnb bat des records à Paris. Des quartiers emblématiques, de la Tour Eiffel à Montmartre, sont de plus en plus pris d’assaut par des touristes en quête d’alternatives aux hôtels traditionnels.

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Illustration Fil Clair.

Maëlle, une voyageuse, témoigne : « Quand je pars en vacances ou d’autres week-ends, c’est souvent Airbnb qu’on choisit. C’est généralement quand même moins cher que les hôtels, ça laisse une certaine liberté comme pour l’heure d’arrivée. » Un touriste belge partage cette préférence, soulignant l’atmosphère plus chaleureuse que propose ce type de location.

Airbnb enregistre un nombre sans précédent de logements disponibles en Île-de-France depuis 2017, à l’exception de la période des Jeux Olympiques. Le nombre de nuitées a atteint un sommet historique en 2025, avec 16,7 millions enregistrées, ce qui représente une augmentation de 36 % sur deux ans.

Cette popularité croissante suscite des préoccupations chez certains commerçants. Julie Le Trevou, gérante du restaurant « Chez Eugène » à Montmartre, exprime sa crainte de voir le quartier perdre son identité : « Il y a encore quand même une vie de quartier, de gens qui tiennent à cette histoire. Si on n’a plus que des gens de passage qui passent deux, trois nuits par ici, ça se perdra. »

La mairie de Paris intensifie ses efforts pour lutter contre les fraudes. Depuis près de deux ans, la location d’une résidence principale est limitée à 90 jours par an, avec des conséquences fiscales plus lourdes en cas de dépassement. Jacques Baudrier, adjoint au maire chargé du logement, indique : « On obtient beaucoup plus de condamnations depuis le début de l’année. On a encore une centaine de procès qui sont en cours d’instruction auprès de la justice. Donc il y a de plus en plus de loueurs illégaux qui arrêtent leur activité devant la peur des sanctions. » Les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre 100 000 euros.