Grève à BFMTV : Les journalistes réclament des garanties pour la sécurité et la réputation de la chaîne
Un mouvement de grève a touché BFMTV ce jeudi 5 novembre, au lendemain d’une mobilisation nationale contre la vie chère. Les journalistes, via leurs réseaux sociaux, expliquent agir pour défendre la sécurité des reporters et la crédibilité de la chaîne, fragilisée par des accusations de diffusion de propos racistes.
« Nous sommes attachés à l’image de notre chaîne, que nous aimons, dégradée ces dernières semaines. La direction ne semble pas avoir pris en compte les inquiétudes exprimées par une majorité de la rédaction », ont déclaré plusieurs professionnels de l’antenne.
La chaîne d’information a été critiquée, notamment par Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise, pour avoir relayé des propos jugés racistes, notamment en donnant la parole à Éric Zemmour, figure de l’extrême droite. Des journalistes de BFMTV ont même été confrontés verbalement lors de manifestations.
Ces accusations externes s’ajoutent à des critiques internes concernant Sonia Mabrouk, arrivée en été depuis CNews, une chaîne appartenant au groupe conservateur Vincent Bolloré. Une lettre ouverte, signée par plus de 200 journalistes, a été adressée mercredi à la direction, exigeant des actions concrètes pour se distancer de cette image de chaîne raciste.
Le groupe CMA Media, qui chapeaute BFMTV et RMC, a annoncé certaines mesures en réponse à ces préoccupations. Le nombre de participants à la grève n’a pas été communiqué.
Depuis le début de la semaine, près de 400 journalistes et techniciens ont signé des lettres ouvertes à la direction pour dénoncer une « banalisation de certains propos racistes » sur l’antenne.