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Politique

Jordan Bardella critique l’approche de Jean-Luc Mélenchon sur l’immigration et l’identité nationale

Dans son ouvrage récent, « Gouverner », publié mercredi par les éditions Fayard, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, accuse Jean-Luc Mélenchon et ses partisans de promouvoir une vision de la France qui, selon lui, conduit au déracinement et au remplacement du « peuple historique » français.

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Illustration Fil Clair.

Bardella, potentiellement futur Premier ministre sous une présidence de Marine Le Pen, consacre un chapitre de son livre au leader de La France Insoumise et à sa conception de la « Nouvelle France ».

Il critique l’approche de Mélenchon, qu’il juge axée sur les grandes villes et les banlieues à forte population musulmane, affirmant que ce dernier se positionne comme un guide pour un électorat musulman, cherchant à attiser la division et le ressentiment.

« La France connaît trop bien le poids de la guerre civile pour accepter le discours de ses promoteurs », ajoute Bardella.

Il décrit Mélenchon comme confortablement installé à Paris, attendant son remplacement, et observant les changements démographiques avec l’espoir d’une opportunité électorale et de la construction d’un nouveau corps électoral.

Bardella se distingue de cette approche, affirmant qu’il ne souhaite remplacer aucun peuple, mais plutôt redonner confiance au peuple français. Il exprime sa conviction que la France abrite un « peuple historique » qui se sent parfois déraciné, et qu’il cohabite avec une population qui ne connaît pas ses propres racines.

Selon Bardella, l’immigration massive transforme la France et engendre deux formes de déracinement : celle du travailleur français modeste, qui se sent étranger dans son propre pays, et celle du migrant, qui abandonne sa terre natale pour devenir étranger.

Il affirme que la gauche et les Insoumis considèrent ce second déracinement comme un progrès, tout en critiquant le premier.

Bardella conclut que la majorité des Français ne se laissent plus tromper et résistent aux promoteurs du déracinement et du remplacement, faisant allusion à la théorie controversée du « grand remplacement », popularisée par Éric Zemmour, qui n’a aucun fondement scientifique.