Retour scolaire : une centaine de lycées français toujours en grève
Le retour des vacances de la Toussaint est marqué par la mobilisation persistante de lycéens dans plusieurs établissements en France. Lundi 2 novembre, le lycée Hélène-Boucher à Paris, figure de proue du mouvement de contestation, était de nouveau bloqué par des élèves.
« Nous voulons que l’État comprenne que, même après deux semaines de vacances, notre mobilisation est loin d’être terminée », a déclaré une lycéenne. Un autre étudiant a exprimé son inquiétude : « Nous sommes angoissés, nous ne voyons pas d’avenir, nous n’avons pas de perspectives. »
À Ivry-sur-Seine, en banlieue parisienne, les lycéens maintiennent également leur mobilisation malgré les promesses gouvernementales. « Pour l’instant, ce ne sont que des paroles. Aucun acte concret n’a été mis en place », a déploré un élève. D’autres demandent des améliorations dans les conditions scolaires, telles qu’une meilleure isolation des classes et des réparations pour assurer le chauffage.
À Marseille, devant le lycée Montgrand, les élèves ont voté pour maintenir le blocage de leur établissement. Un syndicat lycéen affirme que 150 établissements sont toujours en grève ce lundi. Le ministère de l’Éducation nationale, de son côté, avance le chiffre de 41 lycées bloqués sur un total de 3 700.
« Chacun est libre de contester, mais personne ne peut empêcher un camarade d’aller en cours. La priorité absolue, ce dont un élève a besoin aujourd’hui, c’est d’aller en cours », a déclaré Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, lors d’une interview sur France Inter ce lundi matin.
À Mérignac, en Gironde, les forces de l’ordre encouragent les élèves à reprendre le chemin de l’école. « Il y a le bac à la fin de l’année », a justifié un lycéen.
Les syndicats de lycéens et d’étudiants ont prévu une journée de mobilisation mardi 3 novembre et souhaitent également se joindre à la grève générale prévue jeudi 5 novembre.