Vote anticipé : La fin de l’envoi des bulletins à domicile envisagée par le gouvernement
Avant chaque élection, un courrier spécifique se glisse dans les boîtes aux lettres : les professions de foi des candidats et les bulletins de vote. Souvent, ces derniers finissent directement à la poubelle, constate-t-on.
Fort de cette observation, le gouvernement a annoncé son intention d’arrêter l’envoi des bulletins de vote à domicile à partir des prochaines élections législatives.
Si certains regrettent cette décision, estimant qu’elle limite le temps de réflexion avant le vote, d’autres la saluent, notamment pour des raisons écologiques. « Faut arrêter de tuer les arbres, c’est pour l’écologie, principalement, » a déclaré une passante.
Un autre citoyen a ajouté : « Si on veut faire des petites économies, des miettes d’économies, on peut commencer par là aussi. »
Jean-Claude Dissaux, maire (divers gauche) d’Aire-sur-la-Lys, souligne l’utilité de ces bulletins pour les personnes âgées et malvoyantes, leur permettant de faire leur choix en toute sérénité chez elles. Il juge la mesure « un peu ridicule » au vu des milliards de dettes de l’État.
Le gouvernement n’a pas communiqué de chiffres précis concernant les économies attendues, mais Arnaud Mordacq, PDG de Mordacq Imprimerie, estime qu’elles ne dépasseront pas 4 ou 5 millions d’euros, ce qui représente une perte de 200 000 euros de chiffre d’affaires pour son entreprise.
Selon M. Mordacq, « Ce qui coûte le plus cher, c’est le pli. » Il suggère d’aller jusqu’au bout en supprimant tous les envois, ou de maintenir le système actuel. Il considère qu’une solution intermédiaire, ne touchant qu’aux bulletins de vote, est « regrettable démocratiquement parlant ».
La mesure doit encore être validée lors du vote du budget à l’Assemblée nationale. L’avenir des bulletins de vote à domicile reste donc incertain.