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Société

Location meublée : un coût plus élevé, parfois plus de 15 % par rapport à un logement vide

La question du logement devrait occuper une place centrale lors de l’élection présidentielle de 2027.

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Illustration Fil Clair.

Le marché immobilier français est confronté à des défis importants : un parc de logements sociaux insuffisant, des difficultés d’accès à la propriété et une tension sur le marché locatif, impactant de nombreux Français.

Dans ce contexte, l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil), en collaboration avec SeLoger et leboncoin immo, a étudié le phénomène de la location meublée de longue durée.

Cette analyse vise à déterminer si ce type de location contribue à une réorganisation du parc immobilier privé.

Autrefois perçue comme une solution temporaire, la location meublée a pris une place significative dans le paysage français. Le parc actuel compte désormais un million de biens, soit le double de ce qu’il était il y a 20 ans, et son essor devrait se poursuivre.

L’étude de l’Anil a examiné le rôle de la location meublée en tant que résidence principale, en comparaison avec la location nue (logements anciens et neufs) et la location meublée touristique.

Un constat majeur émerge : les loyers de la location meublée sont sensiblement plus élevés. En moyenne, l’écart atteint 10 %, mais il peut être encore plus important dans les zones tendues, où les prix peuvent être jusqu’à 15 % supérieurs.

Ces disparités sont particulièrement marquées en région parisienne, dans les agglomérations de Bordeaux, Strasbourg, Toulouse et Lyon, ainsi que dans les départements d’outre-mer comme La Réunion.

Concrètement, les loyers des logements meublés affichent une moyenne nationale de 15,6 euros par mètre carré, contre 11,2 euros par mètre carré pour les locations nues, ce qui représente un écart de près de 40 %.

Pour illustrer cette différence, l’Anil estime que l’écart annuel peut atteindre 1 000 euros pour un studio parisien entre un logement meublé et un logement vide.

L’association souligne que le développement de la location meublée contribue à la hausse des prix et pénalise les étudiants et les jeunes actifs aux budgets limités. Des disparités importantes sont également observées à l’échelle nationale : Flers (Orne) affiche le prix le plus bas (9,6 euros/m²), tandis que Saint-Tropez enregistre le prix le plus élevé (40,60 euros/m²), avec Paris (29,10 euros/m²) se situant parmi les plus chères.

L’Anil explique le succès de la location meublée par des contrats de durée plus courte, la possibilité de majorer les loyers et une fiscalité avantageuse.