Mercredi 4 novembre 2026 En continu
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Société

Enquête sur les manifestations du 17 octobre : Nuñez assume un « échec » face aux parlementaires

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a été interrogé ce mardi 3 novembre par la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale, chargée d’examiner les événements survenus lors des manifestations des 17 et 18 octobre. Ces rassemblements, marqués par des dégradations et des pillages de commerces, ont été qualifiés de « journées inoubliables » par le président de la commission, Vincent Caure.

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Illustration Fil Clair.

Laurent Nuñez a débuté son audition par un serment et a exprimé sa volonté de fournir une analyse détaillée de la situation. Il a rappelé avoir proposé sa démission au chef de l’État et a affirmé assumer l’entière responsabilité de la gestion de la crise. Il a réitéré son constat d’un « échec » concernant la sécurité des bâtiments publics et des commerces le 17 octobre.

Selon le ministre, un manque d’anticipation a été observé concernant la nature insurrectionnelle du mouvement, notamment en raison de la participation de l’ultra-gauche et de la présence d’un « imaginaire révolutionnaire » détecté sur les réseaux sociaux. Les services de renseignement avaient alerté sur le risque de pillage et d’actions violentes, ce qui s’est avéré exact. Nuñez a justifié le fait de ne pas avoir rappelé les effectifs de policiers et de gendarmes, déjà fortement mobilisés par le mouvement lycéen.

Il a décrit une situation complexe, caractérisée par quatre événements simultanés : un cortège important de 110 000 personnes, des militants radicaux sur la place de la République, des cortèges non encadrés se dirigeant vers les lieux de pouvoir, et l’arrivée de casseurs et de pilleurs. Le ministre a exprimé ses regrets concernant les « blessures graves » subies par les manifestants et les lycéens, tout en soulignant que « les conditions de l’engagement de l’armement intermédiaire étaient réunies ».