Mercredi 4 novembre 2026 En continu
Le fil
  1. Coperni : La marque innovante cesse ses activités après huit ans
  2. Victoires démocrates et mouvement MAHA : un tournant pour la santé publique aux États-Unis
  3. Microsoft justifie la suppression de la fonctionnalité de déplacement de la barre des tâches dans Windows 11
  4. Renforcement de l’accès aux soins : Dix-neuf jeunes médecins rejoignent les Deux-Sèvres
  5. Italie : Réforme des retraites en 2027, l’indexation des pensions les plus élevées plafonnée
  6. Le Sénat alerte sur les risques économiques : récession et crise de financement possibles en 2027
Société

Portugal : des militants du droit au logement obtiennent le droit de camper à Lisbonne et Porto

Après plusieurs tentatives infructueuses et des évacuations policières répétées, des dizaines de militants portugais réclamant le droit au logement ont réussi à installer des campements et à y passer la nuit, respectivement à Lisbonne et Porto.

Illustration
Illustration Fil Clair.

Au cœur de Lisbonne, sur la place du Rossio, une soixantaine de tentes ont été érigées, comme constaté par un journaliste de l’AFP. À Porto, la ville du nord du pays, le campement comptait une trentaine de tentes, selon des sources médiatiques locales.

« Je suis content qu’on ait réussi à passer la nuit ici, c’était notre objectif. On ne savait pas ce qui allait se passer, si la police allait venir ou pas », a déclaré Rui Coelho, 35 ans, travailleur dans un centre d’appels, à Lisbonne.

Ces actions sont inspirées par le mouvement de protestation né en Espagne fin septembre, suite à l’expulsion d’une femme âgée de Madrid. Les militants portugais avaient déjà vu leurs campements dispersés par la police à plusieurs reprises.

Le week-end dernier, les forces de l’ordre avaient retiré des dizaines de tentes à Lisbonne et Porto, utilisant des matraques et effectuant 13 arrestations.

La police a signalé 13 blessés parmi ses rangs à Porto, tandis que les services d’urgence ont enregistré 25 manifestants légèrement blessés lors des interventions.

Un tribunal administratif de Lisbonne a cependant statué en faveur d’une militante, lui permettant de passer la nuit dans une tente, contredisant ainsi l’interdiction policière de manifester après minuit.

En réponse aux appels au dialogue du président de la République, Antonio José Seguro, le Premier ministre, Luis Montenegro, a annoncé une rencontre avec les chefs de l’opposition pour discuter de solutions à la crise du logement.

« Il est vrai que nous avons un problème grave concernant le logement », a-t-il admis, tout en soulignant la nécessité de « temps pour que les mesures produisent les effets souhaités ».

Luis Montenegro, qui ne dispose pas de majorité absolue au Parlement, a insisté sur son intention d’obtenir le soutien de l’opposition pour adopter une réforme visant à simplifier et accélérer les procédures d’expulsion des locataires.

Le retrait de ce projet de loi, adopté en première lecture grâce à l’abstention de l’extrême droite, est une des principales revendications des militants présents à Lisbonne et Porto.