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Société

Enghien : Les mini-entreprises dynamisent l’enseignement au collège Saint-Augustin

Les élèves du collège Saint-Augustin d’Enghien se lancent avec enthousiasme dans des projets entrepreneuriaux innovants. Chaque groupe présente ses idées, comme celle de Louana, qui dirige une équipe développant des bouchons d’oreilles personnalisables avec des bijoux, offrant une solution à la fois esthétique et fonctionnelle pour réduire le bruit.

Illustration
Illustration Fil Clair.

« Je trouve que les bouchons d’oreilles, c’est moche, ce n’est pas beau, je n’aime pas porter ça. Avec des bijoux, c’est beau et on n’a pas spécialement honte, en plus c’est plus discret qu’un casque antibruit ! », explique Léa.

Ces mini-entreprises répondent à un besoin identifié par les élèves, nécessitant une étude de marché approfondie et une répartition claire des rôles. Maria souligne l’importance de structurer le projet et de s’assurer de son potentiel commercial. « On va faire une étude de marché sur comment les gens vont s’approprier l’objet mais, avant ça, on désigne les rôles de chacun dans tout le projet pour savoir qui fait quoi pour être efficace. ».

Le processus entrepreneurial comprend plusieurs étapes, de l’identification d’un besoin à la commercialisation, en passant par la recherche de financements. Les élèves vendent des parts sociales à 7 euros pour constituer leur capital de départ.

Le succès de cette initiative a dépassé les attentes de l’enseignante Astrid Willaerts, qui s’attendait à quelques groupes, alors que 24 ont été formés. « J’espérais avoir 3 groupes, Fred des Jeunes Entreprises en espérait 10, on en a 24. Donc c’est un truc de fou, ça a pris une ampleur de dingue. ». Ce succès témoigne de l’attrait de l’entrepreneuriat auprès des jeunes et favorise le mélange des classes.

Au-delà des compétences en gestion et commerce, ces projets encouragent le travail d’équipe et le développement personnel. Un élève confie : « On a vite été convaincus, car ça nous permet d’avoir des bonnes bases pour le futur. » Une autre ajoute : « J’ai envie d’avoir de l’expérience pour plus tard parce que je vais sûrement avoir une entreprise donc c’est utile pour pouvoir diriger et bien s’organiser ».

Certains élèves ambitionnent même de se distinguer et de réaliser des bénéfices significatifs. « J’aimerais vraiment faire le meilleur bénéfice, avoir un prix, je ne sais pas, un truc, mais ce serait bien. On veut être les meilleurs ! ». Des projets comme « Petit Héros », des bandes dessinées créées avec des pédagogues et des psychologues, ont déjà connu un succès commercial notable, avec plus de 300 exemplaires vendus. Frédéric Mesmaeker, coordinateur de l’ASBL Les Jeunes Entreprises, souligne également l’exemple d’une entreprise qui a vendu 150 000 gobelets il y a quatre ans. Ces exemples démontrent le potentiel de ces initiatives au-delà du cadre scolaire.