Lundi 2 novembre 2026 En continu
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  5. Des militants du Michigan, dont un ancien membre de l’équipe de campagne, inculpés pour harcèlement présumé d’une communauté juive
  6. Trois Milles jeunes médecins déployés pour Soulager les déserts médicaux
Société

Retour en classe incertain : la colère des lycéens persiste malgré les annonces gouvernementales

Après deux semaines de vacances, les lycées français rouvrent leurs portes ce lundi, mais la contestation lycéenne reste vive. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a exprimé jeudi sur LCI un certain regret : « On aurait certainement dû être plus rapide… ».

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Illustration Fil Clair.

Le gouvernement avait récemment présenté plusieurs mesures dans l’espoir de calmer le mouvement de protestation, initié fin septembre. Ces propositions, jugées insuffisantes par les élèves, n’ont pas réussi à les convaincre, qui réclament des améliorations concrètes de leurs conditions d’études.

La violence de certains blocages a conduit de nombreux établissements à rester fermés. Dans un lycée de l’Essonne, où enseigne Julia*, les élèves ont manqué trois semaines de cours. « Ça a dégénéré, une grille électrique a pris feu et la police est intervenue », témoigne-t-elle. Les tentatives de reprise des cours en distanciel ont été perturbées par des « blocages numériques », avec des élèves se connectant en masse pour perturber les plateformes et insulter les professeurs.

« Je n’ai plus aucun contact pédagogique avec les élèves depuis, j’ai envie de les voir et de leur parler pour leur montrer qu’on est de leur côté, que nous ne sommes pas leur ennemi et que nous voulons leur bien-être », confie Julia*. Elle espère renouer le dialogue dès lundi et éviter l’escalade de la violence.

Au lycée Stéphane-Hessel de Toulouse, deux semaines de cours ont été perdues suite à des affrontements violents. Pierre Priouret, professeur de mathématiques et secrétaire académique du SNES-FSU, déplore : « Dès le 30 septembre, on avait demandé à la direction et au rectorat de rouvrir l’établissement, pour ne pas laisser seuls les lycéens ». La quasi-totalité des établissements de Haute-Garonne sont restés fermés. « On souhaite reprendre les cours au plus vite, mais le gouvernement ne fait rien pour nous aider », ajoute l’enseignant, qualifiant les annonces gouvernementales d'