Des militants du Michigan, dont un ancien membre de l’équipe de campagne, inculpés pour harcèlement présumé d’une communauté juive
Les autorités fédérales ont inculpé douze militants anti-Israël, dont un ancien employé de la campagne du Sénat du Michigan d’Abdul El-Sayed, pour avoir terrorisé, selon toute vraisemblance, les membres de la communauté juive du Michigan.
Mariam Odeh, âgée de 24 ans, est l’une des huit personnes initialement inculpées par le bureau du procureur américain pour le district oriental du Michigan. Les chefs d’accusation sont liés à un prétendu complot visant à menacer des responsables de l’Université du Michigan, dans le but de contraindre l’établissement à rompre ses liens avec Israël.
Le nombre de prévenus est passé à douze vendredi avec l’ajout de quatre nouvelles mises en accusation.
Les documents indiquent qu’Odeh a travaillé comme salariée pour la campagne d’El-Sayed pendant une période de deux semaines, touchant environ 750 dollars avant de quitter ses fonctions le 15 avril. Une porte-parole d’El-Sayed, Roxie Richner, a confirmé cet emploi au Detroit News.
Les procureurs allèguent qu’Odeh et les autres militants ont orchestré et mené une campagne de harcèlement et d’intimidation contre des responsables universitaires. Cela comprenait du vandalisme sur les propriétés des membres du conseil d’administration, comme le placement de faux cadavres sur les pelouses et le gribouillage de messages anti-Israël.
Le groupe est également accusé d’avoir brisé des fenêtres et de versé des produits chimiques nocifs dans des habitations, en documentant ces actions sur les réseaux sociaux avec des messages avertissant les cibles qu’elles « ne peuvent pas se cacher ».
Les procureurs affirment qu’Odeh a participé au vandalisme d’un bâtiment de Rolls Royce Solutions America, Inc. à Detroit en 2024. Les portes du bâtiment ont été barricadées et des graffitis, dont « LIBERATION DE LA PALESTINE » et « VIVE L’INTIFADA », ont été tagués sur le trottoir.
Odeh fait face à une accusation de complot visant à transmettre des menaces et pourrait être condamnée à une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Quatre autres personnes, dont deux sont en fuite, ont été inculpées pour intimidation ciblant les dirigeants universitaires, les forces de l’ordre et les entreprises perçues comme ayant des liens avec Israël.
Les représentants de la campagne d’El-Sayed et le conseil juridique d’Odeh n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.