Gabriel Attal persiste : une primaire de centre-droit s’avère nécessaire malgré l’opposition d’Édouard Philippe
Malgré le refus d’Édouard Philippe, le candidat Renaissance à la présidence Gabriel Attal a déclaré lundi que l’organisation d’une primaire regroupant le centre et la droite était désormais inévitable. Cette affirmation intervient alors que les sondages placent M. Philippe en tête dans cette frange de l’électorat.
« Ça prend peut-être un peu plus de temps pour certains de se rendre compte finalement de ce qui est en train de se passer dans le pays et dans la politique française », a affirmé l’ancien Premier ministre lors d’une interview sur TF1. Il a ajouté que cette primaire, selon lui, est « inéluctable » pour éviter un second tour opposant Marine Le Pen (Rassemblement National) et Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise).
M. Philippe, qui s’oppose à ce type de scrutin depuis des mois, a réaffirmé dimanche sa position, qualifiant l’initiative de « primaire de la division » et de la « confusion ». Il a invité ses concurrents à assumer leurs responsabilités en février, laissant entendre qu’il pourrait lui-même prendre des décisions en fonction de la volonté des électeurs : « Si les Français ont décidément envie de passer à autre chose, eh bien, j’en tirerai les conséquences. »
Gabriel Attal a répliqué en soulignant que « la division, ce n’est pas la primaire, la division, c’est d’arriver à cinq au premier tour ». Il a insisté sur le risque d’un second tour entre M. Mélenchon et Mme Le Pen, le qualifiant de « cataclysme ».
Le candidat Renaissance a également critiqué les « désistements et les négociations de désistement en arrière boutique », estimant que cela dégoûte les citoyens. Il a souligné que les candidats, testés individuellement dans les sondages, ne parviennent pas au second tour, que ce soit lui ou Édouard Philippe.
Des voix s’élèvent également en faveur de cette primaire, notamment de François Bayrou, patron du Modem, et de David Lisnard, président de l’association des maires de France. Bruno Retailleau, candidat Les Républicains, ne s’oppose pas à l’idée, mais conditionne sa participation au périmètre de la primaire.