Marine Le Pen : une série de rencontres discrètes avec le monde économique révélées
Un rassemblement inhabituel de dirigeants d’entreprises a récemment eu lieu en présence de Marine Le Pen, révèle TF1info.
La candidate du Rassemblement National (RN) a participé, fin octobre, à une réunion privée avec des chefs d’entreprise, organisée à l’initiative de France Industrie, un lobby représentant une cinquantaine d’entreprises.
Parmi les participants, on comptait Patrick Pouyanné, PDG de Total, ainsi que des représentants de Thales et Naval Group.
L’entourage de Marine Le Pen s’est refusé à tout commentaire concernant cet événement. France Industrie a simplement précisé qu’elle a pour vocation de rencontrer tous les principaux candidats.
Une rencontre similaire avait déjà été organisée avec Jean-Luc Mélenchon le 29 juin dernier, sous la forme d’un dîner.
Selon une source patronale, les discussions ont porté sur la croissance et la fiscalité. « Il semblerait qu’elle ait progressé, elle était plus en maîtrise sur certains sujets que par le passé, » a rapporté cette source à TF1info.
Ces derniers mois, les représentants du RN ont multiplié les échanges avec le monde économique, dans une optique de présenter leurs préoccupations en vue de l’élection présidentielle, où Marine Le Pen apparaît comme une favorite dans les sondages. Le 7 avril dernier, elle avait déjà partagé un dîner avec plusieurs dirigeants du CAC 40, dont Patrick Pouyanné et Bernard Arnault (LVMH).
Quelques jours plus tard, Jordan Bardella avait été reçu, à huis clos, par le Medef pour discuter du programme économique du Rassemblement national. Le 27 août, Marine Le Pen a participé à un débat avec six autres candidats à l’élection présidentielle, organisé par la REF du Medef à Roland-Garros.
Des élus du parti soulignent un signe de « notabilisation » et constatent un « changement d’attitude de la part des milieux économiques ».
Cependant, le secret demeure autour de ces rencontres. Le président de France Industrie avait reconnu en février dernier, dans une interview à L’Opinion, qu’il n’était « pas toujours facile » d’assumer publiquement les discussions avec le RN, par crainte de critiques liées à des « liaisons dangereuses ou un opportunisme malsain ».