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Politique

Élection présidentielle 2027 : François Ruffin conditionne son engagement à une stratégie gagnante

Alors que les discussions pour une candidature commune de la gauche à l’élection présidentielle de 2027 s’enlissent, le député de la Somme, François Ruffin, a laissé entrevoir la possibilité de retirer sa candidature. Il a fait cette déclaration vendredi 6 novembre, lors d’une interview accordée à franceinfo.

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Illustration Fil Clair.

L’ancien membre de La France insoumise a affirmé qu’il était prêt à s’écarter s’il estimait qu’une autre personnalité aurait plus de chances de vaincre Marine Le Pen au second tour. « Aujourd’hui, je suis candidat. Maintenant, que les choses soient claires, si une solution se dégage pour battre Marine Le Pen au deuxième tour, je serai pour », a-t-il déclaré.

Cependant, François Ruffin ne perçoit actuellement aucun candidat capable de rassembler suffisamment de soutiens pour remporter l’élection. Il a également exclu la possibilité que Jean-Luc Mélenchon soit cette figure de proue, citant les sondages qui le désavantagent face à Marine Le Pen.

François Ruffin a rappelé ses critiques passées envers La France insoumise, considérant que la candidature de Jean-Luc Mélenchon pouvait être un obstacle à son succès dans la Somme. Il a maintenu ses propos, soulignant la difficulté de s’éloigner des grandes villes avec un programme similaire à celui des Insoumis.

Les tensions au sein de la gauche ont été palpables jeudi 5 novembre lors d’une mobilisation à Paris, où le candidat de Place publique, Raphaël Glucksmann, a été confronté à des militants.

François Ruffin a déploré cet incident, insistant sur la nécessité de dépasser les divergences. « Lorsqu’on a pour objectif d’être majoritaire dans le pays et d’être populaire, on ne peut pas être sectaire », a-t-il affirmé, ajoutant : « Je crois qu’on gagne en embrassant le plus largement possible. Je dirais qu’on gagne plus par l’amour que par la haine. »

En attendant une éventuelle union, le député prévoit de poursuivre sa campagne en mettant l’accent sur le travail et les professions du quotidien. Il partage cette position avec Marine Tondelier, qui a également envisagé de se retirer si un autre candidat offrait de meilleures perspectives de victoire pour la gauche.