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Environnement

Nouvelles restrictions sur les foyers ouverts à Lille : un impact sur les habitants

Dès le 1er novembre, la Métropole de Lille s’est alignée sur d’autres territoires français en limitant l’utilisation des feux de cheminée en foyer ouvert, comme l’a annoncé Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, sur X.

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Illustration Fil Clair.

Cette mesure a incité Jean-Philippe, un habitant de Lambersart, à investir dans un insert, un équipement coûteux à 5.500 euros, dont 1.000 euros ont été subventionnés par la métropole. Il se montre satisfait de ce changement : « La vitre chauffe et elle envoie la chaleur, c’est beaucoup plus régulier. C’est une chaleur plus puissante qu’un foyer ouvert, et donc ça chauffe beaucoup mieux », explique-t-il dans un reportage de TF1.

L’un des principaux avantages de ces systèmes modernes est leur impact environnemental réduit, étant en moyenne dix fois moins polluants que les cheminées ouvertes. C’est cette préoccupation environnementale qui a motivé l’interdiction, en vigueur depuis le début du mois, dans les 95 communes de la Métropole européenne de Lille. Le non-respect de cette réglementation est passible d’une amende de 1.500 euros, pouvant atteindre 3.000 euros en cas de récidive. Jean-Philippe souligne que « ce n’était vraiment le fait de dire, on nous propose et effectivement passons à quelque chose de plus efficient en termes écologiques et en termes de santé publique ».

Le chauffage au bois est, à Lille, la principale source de pollution aux particules fines, devançant même le trafic routier. La solution réside dans l’adoption de foyers fermés, de poêles ou d’inserts.

Cette nouvelle réglementation a entraîné une forte demande chez les installateurs de cheminées, comme Eric Decottegnie à Mouvaux, qui se dit submergé de demandes jusqu’en mars. « Sur les inserts, on n’a jamais eu de demandes aussi fortes d’un coup », témoigne-t-il.

Francine, quant à elle, se sent obligée d’investir dans un équipement compatible, ce qui représente un coût important. Elle exprime son incompréhension face à cette obligation : « C’est un peu exagéré, je pense, pour tous les gens qui n’ont pas l’argent pour faire un foyer fermé ».

Au total, 657 communes en France sont désormais soumises à cette interdiction, réparties dans six départements : le Nord, la Loire, le Rhône, l’Isère, l’Ain et la Haute-Savoie. Les premières restrictions ont été mises en place en janvier 2022 dans les 41 communes de la vallée de l’Arve, avant de s’étendre progressivement. La Métropole de Lyon a rejoint le dispositif en avril 2023, suivie par le bassin stéphanois en avril 2025, puis par l’ensemble du département de l’Isère début 2026. La Métropole européenne de Lille constitue la dernière zone à adopter cette réglementation. L’Île-de-France reste pour l’instant exemptée, permettant l’utilisation de cheminées ouvertes pour un feu d’agrément ou en chauffage d’appoint, sous réserve de restrictions en cas de pic de pollution. Enfin, l’installation de cheminées ouvertes est interdite dans les constructions neuves depuis 2022 sur l’ensemble du territoire français.