Grève à Terréal : les salariés obtiennent des avancées salariales
Un mouvement de grève a perturbé l’activité de l’usine de matériaux de construction en terre cuite Terréal, située à Colomiers (Haute-Garonne), depuis mardi minuit. L’établissement, racheté par le groupe autrichien Wienerberger en 2024, est complètement à l’arrêt depuis trois jours.
Le syndicat Force Ouvrière (FO) explique être en discussion avec la direction depuis janvier 2026 pour obtenir une augmentation générale des salaires. Un groupe de grévistes s’est installé devant l’usine, réclamant le soutien des automobilistes passant par la route de Pibrac.
Selon M. Sarrazin, délégué syndical, « la quasi-totalité des 130 salariés est en grève, avec l’arrêt total de la production et du service client ». La grève est indépendante des mouvements de contestation nationaux et se concentre sur la défense des salaires, en raison d’importants écarts constatés entre les différents sites du groupe, notamment par rapport à ceux du nord de la France.
« Il y a un manque de reconnaissance des anciens salariés fidèles », ajoute M. Sarrazin, citant l’exemple de Bernard, un employé avec 38 ans d’ancienneté, qui travaille au taux horaire de 12,80 euros, alors que l’ancienneté est bloquée à 15 ans. Le coût de la vie élevé à Colomiers, notamment pour le logement, rend également la situation difficile.
Manuel Keller, DRH de Wienerberger, a déclaré que le groupe, issu de nombreuses acquisitions, avait hérité de systèmes de rémunération disparates. Un accord sur un socle social commun a été trouvé entre septembre 2025 et juin 2026. L’entreprise reconnaît les difficultés financières des salariés et a avancé d’un an la mise en place d’une indemnité de transport.
Des mesures supplémentaires ont été annoncées : une augmentation du salaire horaire à 13 euros à compter de janvier 2027 pour Colomiers, une seconde augmentation salariale prévue pour novembre ou décembre 2026, et une troisième pour le premier trimestre 2027. Face à ces avancées, la grève a été levée vendredi à midi.