Route du Rhum : Immersion au cœur de l’expérience solitaire d’un skipper
Thibaut Vauchel-Camus, participant pour la quatrième fois à la Route du Rhum avec Solidaires En Peloton by Delanchy, livre un témoignage précieux sur la vie à bord d’un voilier lors de cette épreuve.
Le skipper, originaire de Saint-Malo mais ayant grandi en Guadeloupe, explique que le sommeil est fragmenté, oscillant entre 5 et 20 minutes, en raison de la vitesse des bateaux et des dangers potentiels. « Il faut toujours privilégier la veille active humaine. On ne peut pas tout le temps s’appuyer sur les instruments, » explique-t-il, soulignant l’importance de siestes courtes et fréquentes, toujours entrecoupées de vérifications. Il estime sa moyenne de sommeil journalière entre 3 et 4 heures.
L’alimentation se résume à des plats préparés, réchauffés et tartinés, avec une alternance entre plats lyophilisés et conserves pour varier les plaisirs et faciliter la digestion. « On ne mange pas que pour gérer de l’énergie, » précise Vauchel-Camus.
La solitude, loin d’être un fardeau, est perçue comme un défi. Avec une course estimée à environ 11 jours, le temps n’est pas à l’ennui, même si l’assistance d’un ou deux bras supplémentaires peut s’avérer précieuse lors des moments difficiles. « Le fait d’être seul, c’est aussi le petit piment qu’on va chercher, » confie-t-il.
Pour la navigation, Vauchel-Camus s’appuie sur un service de routage, géré par une équipe à terre qui analyse les prévisions météorologiques et les performances potentielles du bateau. Les communications avec l’extérieur se font régulièrement avec le routeur, puis avec l’organisateur pour partager des images et des vidéos. Le skipper prend également le temps de rester en contact avec ses proches.
L’hygiène est également compromise par les ressources limitées en eau. Le skipper privilégie le nettoyage buccal et des zones intimes, et se change régulièrement pour éviter les irritations causées par le sel et la transpiration.