Lyon et Paris : les tensions persistent dans le mouvement étudiant à l’approche de la journée de grève
À Lyon, des étudiants maintiennent leur mobilisation, exprimant leur frustration face à l’annonce de l’ouverture de seulement 15 000 places universitaires, alors qu’ils réclamaient 300 000.
« Ce sont des annonces ridicules par rapport à ce qu’on demande », a déclaré un manifestant. Les autorités et les syndicats estiment le nombre de manifestants entre 900 et 1 500 ce mardi 3 novembre, un chiffre qui, selon certains, témoigne d’une participation en baisse avant la journée de mobilisation prévue le jeudi.
À Paris, un groupe de manifestants a défié le parcours imposé par la préfecture, protestant sans autorisation dans le centre-ville, encerclé par les forces de l’ordre. Le mouvement semble s’essouffler, comme l’a reconnu un jeune participant : « Les lycéens, ça fait très longtemps qu’ils sont mobilisés, mais c’est aussi pour ça qu’on sort dans la rue, pour prendre le flambeau ».
Les chiffres concernant les blocages divergent : le ministère de l’Éducation nationale rapporte 48 lycées bloqués, tandis que les syndicats en dénombrent 500 sur 3 700 en France. Concernant les universités, 51 établissements sur 184 seraient perturbés, la moitié selon les étudiants. Cette divergence révèle une division au sein du mouvement, entre ceux qui souhaitent poursuivre les actions et ceux qui préféreraient reprendre les cours.
Certains agents, avec l’aide d’étudiants, débloquent les portes des universités, tandis que d’autres déplorent les conséquences sur leur scolarité. Les organisations syndicales appellent à une journée de mobilisation nationale interprofessionnelle ce jeudi 5 novembre.