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Santé

Le chômage, un facteur de mortalité majeur en France, alerte Santé publique France

Une nouvelle étude de Santé publique France révèle un lien préoccupant entre le chômage et la santé en France. L’enquête, menée auprès de 14 471 personnes actives âgées de 18 à 64 ans, souligne un déclin significatif de la santé physique et mentale chez les demandeurs d’emploi.

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Illustration Fil Clair.

L’étude met en lumière la stigmatisation des chômeurs, décrite comme un élément psychosocial central ayant des conséquences graves. Selon les estimations de Santé publique France, le chômage pourrait être responsable de 14 000 décès par an parmi les 2,6 millions de personnes sans emploi en France.

Les entretiens téléphoniques ont révélé que la perte de ressources financières, d’identité et de statut social contribue fortement à cette situation. Sébastien Denis, directeur santé environnement travail à Santé publique France, a notamment souligné l’impact sur les femmes, avec 27,2 % ayant déclaré un épisode dépressif caractérisé au cours de l’année écoulée, contre 17 % chez les femmes employées.

« Plus les gens sont au chômage longtemps, plus la personne perd contact avec la sphère productive, avec autrui, avec le monde », a déclaré M. Denis. Ces observations s’alignent avec une étude précédente de France Travail en 2025, qui avait déjà révélé que la moitié des personnes interrogées avaient subi une stigmatisation liée à leur situation de chômage, et 56 % avaient signalé des discriminations dans divers domaines tels que le logement, l’emploi et la santé.

Sébastien Denis a également mentionné des études américaines qui démontrent les bienfaits du retour à l’emploi sur la santé mentale. Il a précisé que l’étude ne considère pas le chômage comme le seul facteur de dégradation de la santé mentale, mais comme un élément significatif à prendre en compte.